Montréal-Nord

Transfert d’école à la CSPI: Québec demande à la EMSB de trancher d’ici la fin du mois

Transfert d’école à la CSPI: Québec demande à la EMSB de trancher d’ici la fin du mois
Photo: THE CANADIAN PRESS/Jacques BoissinotLe ministre de l'éducation Jean-Francois Roberge

Le ministre de l’Éducation et des Études supérieures, Jean-François Roberge, a indiqué à la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) qu’elle a jusqu’à la fin du mois de mai pour choisir quelle école elle cédera à la Commission scolaire de la Pointe de l’île (CSPI). Dans le cas échéant, le gouvernement devra trancher.

Dans un reportage de Global News, le ministre a expliqué être « toujours patient, mais qu’il n’y aura plus de patience après le mois de mai ».

C’est par l’entremise de ce reportage que la direction de la Commission scolaire English-Montréal a appris le court délai que laissait le ministre Roberge. Si ce dernier donne moins d’un mois pour trouver une solution, la loi prévoit en revanche une consultation de 18 mois auprès de parents par la commission scolaire lorsqu’il s’agit d’un transfert d’école.

Au sein de la CSEM, les avis divergent en ce qui concernent le choix qui va devoir être fait. Sylvia Lo Bianco, commissaire à la CSEM, confie que « la problématique en ce moment est la tension qu’il y a autour de la table des commissaires ».

Si tout le monde est d’accord sur le fait qu’il faut aider la CSPI, Mme Lo Bianco explique que « tout le monde veut aider, mais à des vitesses différentes ». Une partie du conseil souhaiterait donc soutenir la CSPI, mais qu’il « faut faire une consultation de 18 mois » avant de transférer un bâtiment, comme le prévoit la loi. L’autre partie du conseil, dont fait partie Mme Lo Bianco, insiste sur le fait qu’il n’y a « pas le luxe d’attendre ».

Céder ou garder le centre Galileo

Cela fait plusieurs mois que le centre Galileo est au cœur des discussions. Une pétition avait été lancée pour préserver ce centre d’éducation pour des adultes qui compte des élèves ayant des besoins intellectuels et physiques particuliers. Plus de 1500 signatures ont été recueillies depuis le début du mois d’avril. Fervente défenderesse de cette école, Mme Lo Bianco se réjouit d’ailleurs de la position du ministre qui trouve que le centre Galileo n’est pas une option.

Pour le commissaire Giuseppe Ortona, « le seul choix que [la CSEM peut] offrir c’est Galileo ». Transférer ce centre à la CSPI est la « seule option légale » ajoute M. Ortona, « mais le ministre a dit non et il veut que l’on arrive avec des options que légalement on ne peut pas donner ».

Si le ministre a donné son avis sur ce centre, Mme Mancini avait précisé dans une entrevue précédente que cela restait une « recommandation ». Aujourd’hui, son avenir n’est donc pas scellé.

Un besoin urgent

La Commission scolaire de la Pointe de l’Île est en manque important de place pour la prochaine rentrée. Ce ne sont pas moins de 3000 élèves qui n’ont pas encore d’école pour septembre.

Outre le centre Galileo, la EMSB compte des dizaines de salles classe excédentaires, dispersées dans plusieurs établissements situés dans les arrondissements de Saint-Léonard, Montréal-Nord ou encore Rivière-des-Prairies.

La CSPI ne « fera pour l’instant aucun commentaire sur ces dossiers comme il n’y a présentement rien de nouveau ».

Une solution va devoir être trouvée rapidement pour aider cette commission et ses élèves. Tous, au sein de la Commission scolaire English-Montréal, s’accordent pour dire qu’il ne faut pas que ce soit le ministre qui prenne la décision.