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La CSPI à la recherche d’espace pour la rentrée

La CSPI à la recherche d’espace pour la rentrée
Photo: Archives

Avec l’augmentation spectaculaire du nombre d’inscriptions, la CSPI a besoin de 156 salles de classe supplémentaires en prévision de la rentrée scolaire 2019-2020, et cherche actuellement des solutions pour répondre à cette situation très urgente. Elle a ainsi demandé l’aide de la commission scolaire English-Montreal, qui dispose de très nombreux espaces mais qui éprouve des difficultés à trouver un consensus sur la manière de soutenir son pendant francophone.

 

La CSPI reconnait être « en discussions avec la Commission scolaire English-Montréal (CSEM)  pour évaluer la possibilité d’obtenir des locaux excédentaires », d’autant que, selon un document obtenu par Métro Média, la CSEM disposerait d’un grand nombre de locaux susceptibles d’arranger une grande partie des problèmes de la CSPI.

À Montréal-Nord, l’école Lester B. Pearson disposerait de 34 classes libres, tandis que l’école Gerald McShane en aurait huit. Six autres classes seraient disponibles à l’école Dalkeith d’Anjou.

À Rivière-des-Prairies, l’école Michelangelo pourrait accueillir une classe d’élèves de la CSPI, tandis que les écoles Leonardo Da Vinci Academy (2 classes) et East Hill (une classe) disposent aussi de locaux vacants.

C’est néanmoins à Saint-Léonard que le plus grand nombre d’espaces serait décompté, dans 6 écoles différentes. Ainsi, les écoles Pierre-de-Coubertin (6 classes), Honoré-Mercier (4 classes), Général Vanier (8 classes), Dante (5 classes), John Paul I (7 classes) et Laurier MacDonald (13 classes) pourraient être concernées pas l’accueil du surplus d’élèves de la CSPI.

Des tensions à la CSEM

La demande de la CSPI a reçu une oreille attentive de la CSEM, qui s’est montrée prête à collaborer, mais la situation a néanmoins suscité des crispations au sein du conseil des commissaires de la commission anglophone.

Plusieurs commissaires, dont le vice-président Joe Ortona et Patricia R. Lattanzio, ont en effet soutenu la mise à disposition du Centre d’éducation pour adultes Galiléo, à Montréal-Nord, qui vient notamment en aide à 140 personnes déficientes intellectuelles, en plus des 485 élèves qui participent au programme de formation de base commune en anglais et 83 qui prennent part au programme d’achèvement des études secondaires.

Le bon point, disent ces commissaires, c’est que 57 classes potentielles seraient occupées par les élèves de la CSPI au sein d’une même bâtisse, ce qui réduirait les impacts sur les autres écoles et la multiplicité des ajustements. Il faudrait néanmoins délocaliser les activités du Centre Galiléo ailleurs.

Cette perspective est apparue inacceptable pour d’autres commissaires, dont la présidente Angela Mancini et Sylvia Lo Bianco, et de nombreux parents, élèves et enseignants du Centre Galiléo, qui ont manifesté leur mécontentement le 5 avril dernier.

Ils considèrent notamment qu’un déménagement serait très préoccupant pour les usagers, qui ont bien souvent des besoins spécifiques et qui pourraient être très perturbés par de tels changements.

L’avenir du Centre Galiléo s’est d’ailleurs invité aux débats à l’Assemblée nationale de Québec, où le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a défendu le maintien des activités du centre dans ses locaux actuels.

Il a ainsi expliqué vouloir « prendre tous les moyens possibles pour éviter ce transfert » et a assuré qu’il allait « solliciter une rencontre rapidement avec les deux commissions scolaires pour avoir toute l’information détaillée sur le plan qui est prévu ».

Une consultation est en cours pour débattre des possibilités et une décision sur l’avenir du Centre Galiléo pourrait être scellée le 21 mai prochain.

Outre les salles de classe disponibles et le Centre Galileo, la vente d’un terrain à Pointe-aux-Trembles sur lequel la CSPI pourrait ériger une construction et l’utilisation de deux bâtiments vacants à Rivière-des-Prairies et à Ahuntsic sont évoquées pour répondre aux besoins des futurs écoliers.

La CSPI multiplie les pistes et assure avoir fait la demande au ministère pour pouvoir agrandir les écoles Le Tournesol et Notre-Dame-de-Fatima, tout en approuvant le dépôt de nouvelles demandes pour l’agrandissement des écoles Jacques-Rousseau, St-Marcel et François-La-Bernarde. Une nouvelle école primaire pourrait aussi être construite sur le site de l’école Marc-Aurèle-Fortin annexe, en lieu et place de l’école existante.

 

Commentaires 2

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  • Rosie Rea

    Aller chercher ailleur! Laisse la Commission English-Montreal tranquille!!

    • K

      L’important c’est d’éduquer la jeunesse. Ce n’est pas une guerre de commission scolaire!