Montréal-Nord

Vaccination: Montréal-Nord met le cap sur les jeunes

Philippe Madore et Sarah-Danielle Bélanger se promènent dans les parcs pour informer les citoyens de la clinique en cours.
Philippe Madore et Sarah-Danielle Bélanger se promènent dans les parcs pour informer les citoyens de la clinique en cours. Photo: Anouk Lebel/Métro Média

DJ, animateurs de foule, ambiance de fête: tous les moyens sont bons pour tenter d’attirer les jeunes vers les cliniques de vaccination. Les autorités sanitaires espèrent que ces opérations charme pourront donner un coup de barre à Montréal-Nord, qui affiche le pire taux de couverture vaccinale de la métropole.

Les travailleurs de quartier du CIUSSS-du-Nord-de-l’Île-de-Montréal sont de retour dans le secteur. Ils sillonnent le territoire depuis une semaine pour informer les gens qu’une nouvelle clinique éphémère se tient au parc Le Carignan.

Sarah-Danielle Bélanger et Philippe Madore ont entre autres abordé une femme qui voulait se faire vacciner, mais ne savait pas où aller. «On lui a dit que c’était juste ici et qu’on pouvait l’accompagner. Elle était super contente. Elle était tellement émue qu’elle avait les larmes aux yeux», raconte Mme Bélanger.

L’effort de vaccination est inquiétant depuis des mois dans Montréal-Nord, mais progresse plus qu’il n’y paraît. Pour les 60 ans et plus, le taux d’inoculation dépasse 85%, une proportion comparable à celles des autres arrondissements montréalais.

En revanche, près du tiers des résidents admissibles n’a toujours pas reçu au moins une dose de vaccin.

Pour atteindre le fameux seuil de 75% de couverture vaccinale, les autorités misent sur une combinaison de stratégies. Ici comme ailleurs, ce sont désormais les jeunes qui sont la ligne de mire de la santé publique.

«En fin de semaine, on avait un DJ et un animateur de foule. C’est une formule qu’on veut refaire. Ça rend la vaccination un peu plus festive», explique Annie Ouellet, coordonnatrice de la vaccination au CIUSSS-du-Nord-de-l’Île-de-Montréal (CIUSSS).

Dans les prochains jours, des «vaccivans» seront déployées. «C’est plus petit que des remorques, alors on espère rejoindre les gens encore plus près de chez eux», dit-elle.

Vaincre la résistance

La collaboration avec les organismes communautaires du quartier et les milieux de travail est l’une des clés pour rejoindre les nouveaux arrivants et travailleurs précaires qui n’ont pas tendance à écouter les médias traditionnels et les points de presse du premier ministre François Legault.

Abdelhaq Sari, conseiller de la ville pour le district de Marie-Clarac, estime que ce travail de collaboration a fait ses preuves pour les 60 ans et plus.

Mais chez les plus jeunes, il reste une certaine résistance chez certains groupes de personnes influencées par des messages mensongers sur Internet.

«Je connais des influenceurs qui sont davantage pour la vaccination. Peut-être qu’il faudrait faire appel à eux pour nous appuyer, nous soutenir», évoque celui qui agit aussi en tant que maire d’arrondissement suppléant.

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