Montréal-Nord

Plaidoyer pour un centre sportif à Montréal-Nord

Wilmann Edouard et Martin Panneton.
Les entraîneurs Wilmann Edouard et Martin Panneton. Photo: Anouk Lebel/Métro Média

À l’approche des élections municipales et fédérales, deux entraîneurs de Montréal-Nord lancent un cri du cœur pour que le centre sportif, promis depuis des années, voie enfin le jour.

«La pandémie a mis en lumière le manque d’accès, il y a des jeunes qui n’ont pas bougé depuis un an et qui viennent juste de recommencer à faire de l’activité physique», explique Martin Panneton, directeur du Club de natation de Montréal-Nord.

Depuis juillet, l’entraîneur a de nouveau accès à la piscine Henri-Bourassa, entièrement rénovée. Or, elle appartient au Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSSPI), ce qui vient avec son lot de contraintes.

«L’école se sert de la majorité des heures, le jour. On ne peut pas atteindre les personnes âgées à ce moment-là, les jeunes familles, les mères et les pères en congé parental qui voudraient venir le matin», illustre-t-il.

Des entraînements tard le soir

Comme l’arrondissement de Montréal-Nord n’est propriétaire d’aucune installation sportive, les clubs sportifs dépendent des écoles. C’est vrai autant pour la natation que pour le basketball.

Avec les cours d’éducation physique le jour, les activités parascolaires et les services de garde, la plupart des gymnases ne sont disponibles que le soir, à partir de 19h30, souligne Wilmann Edouard, du Club de basketball de Montréal-Nord.

«Il y a des jeunes de 13 ou 14 ans qui doivent s’entraîner à 19h30 ou 20h. Certains parents s’inquiètent. Ils se demandent s’ils vont rentrer tout de suite ou traîner après», déplore l’entraîneur. Pour les enfants, un tel horaire perturbe carrément la routine familiale entre l’aide aux devoirs et l’heure du coucher.

Un complexe qui se fait attendre

Le projet d’un centre sportif est sur la table depuis au moins une quinzaine d’années.

Promis par Gilles Deguire en vue de son élection en 2009, il devait d’abord voir le jour au parc Pilon. L’administration de Christine Black est retournée à la table à dessin depuis, avec un projet de 50 M$ à l’actuel aréna Garon.

Le projet devra toutefois être appuyé financièrement par les paliers gouvernementaux avant d’aller de l’avant.

«J’espère de tout cœur que nos futurs élus auront le cœur d’aller au bout de ce projet-là. Je pense que c’est vraiment rendu le moment», insiste Martin Panneton.

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