Magnus Isaacson « Artiste pour la paix de l'année 2012 »
Les Artistes pour la paix (APLP) remettent ce prix chaque année depuis 1988 à un artiste ou un collectif d’artistes dont l’art et la vie témoignent en faveur de la paix, le respect écologique et la justice sociale. Dans le passé, des artistes comme Dan Bigras, Pascale Montpetit, Wajdi Mouawad, Luc Picard, Chloé Sainte-Marie, ainsi que l’ATSA et les Clowns sans frontières ont été honorés.
Les APLP soulignent ainsi le travail d’artistes dont l’art a illustré « un enjeu fondamental de paix internationale sans renier son humanisme et son attention aux plus humbles, autochtones, enfants défavorisés et chômeurs », explique l’organisme.
Isaacson : cinéaste engagé
Les APLP honorent donc, à titre posthume, car il est décédé subitement l’an dernier, le travail de Magnus Isaacson. « Trois de ses œuvres réalisées au sein de l’Office National du Film, Uranium, Tension et La bataille de Rabaska ont exprimé son ardente indignation face au non-respect de l’écologie par des gouvernements. Magnus terminera sa vie en travaillant sur des sujets de justice sociale : Vue du sommet (regard sur les manifestants contre le Sommet des Amériques), L’Art en action (sur l’ATSA), Les mémés déchaînées (regard sur les pacifistes Raging Grannies) et Ma vie réelle (2012, sur cinq jeunes de Montréal-Nord) » soulignent les APLP.
Lors de la cérémonie qui se déroulera à 18 h à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, les jeunes graphistes de l’École de la Montagne Rouge seront aussi honorés et recevront le prix « Artiste pour la paix de l’année 2012 ». On veut ainsi souligner « les créations ludiques, imaginatives, vivantes et rassembleuses de ce collectif (qui) ont permis de colorer joyeusement la plus grande crise sociale qu’ait connue le Québec, de lui conférer une force symbolique et de permettre un contrepoids efficace contre les abus tant de groupuscules casseurs que d’un gouvernement sourd, froid et hostile. »