La saignée serait terminée… pour l'instant
Le 20 février, Gilles Deguire avait annoncé qu’il quittait Union Montréal et qu’il siègerait dorénavant à titre d’indépendant. Cette annonce survenait au lendemain d’une série de perquisitions effectuées par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) à l’Hôtel de Ville de Montréal et dans plusieurs mairies d’arrondissement, mais pas à Montréal-Nord.
L’ancien policier soutenait que sa décision n’avait pas de lien avec ces perquisitions. « J’ai donné la chance au coureur, à M. Deschamps, pour qu’il nous motive et nous relance, mais malheureusement on dirait que la chimie n’est plus là. J’arrive au constat qu’Union Montréal n’est pas le bon véhicule pour cheminer vers un avenir meilleur avec l’ensemble des Montréalais. Donc j’aime mieux me retirer. Les atomes crochus ne sont pas là, je ne me sens pas interpellé », expliquait-il au Guide de Montréal-Nord.
Le lendemain, Chantal Rossi a emboité le pas, évoquant « les événements des derniers jours » et son malaise de rester dans cette formation politique. « Je me donne un temps de réflexion de quelques mois avant de me positionner pour l’avenir. Il est clair que je joindrai une équipe qui démontrera sa volonté de mettre fin à cette problématique de collusion et de corruption », justifiait-elle alors.
Plusieurs sources bien informées ont par la suite évoqué les départs imminents de deux autres membres nord-montréalais d’Union Montréal. Le nom de Jean-Marc Gibeau ne faisait pas partie des personnes évoquées, mais ceux de Monica Ricourt et de Clementina Teti-Tomassi sont revenus à quelques reprises. Interrogées à ce sujet par le Guide, elles laissaient planer le mystère, un sourire énigmatique au visage. Mais voilà, rien n’a bougé depuis et la situation devrait rester la même au moins jusqu’au mois de mai, selon une source bien au fait de ce qui se trame derrière les portes closes de la mairie de Montréal-Nord.
« Ça va rester comme ça pour un bon bout. En mai, il y aura probablement des noms qui vont sortir pour les potentiels candidats à la mairie pour les élections de novembre, et à ce moment ça risque de bouger. Ces gens vont attendre de voir qui va se présenter à la mairie, qu’est qui arrivera avec le leadership d’Union Montréal, et ils se prononceront ensuite », nous dit-on.
Le climat de travail reste bon à Montréal-Nord
Malgré le nouveau statut d’indépendant de deux des cinq élus municipaux de Montréal-Nord, le climat de travail serait au beau fixe, assure cette même source. « Ça n’a pas changé au caucus, la dynamique est la même. Si quelqu’un avait quitté pour rejoindre un autre parti, ça aurait été une autre histoire et il y aurait des tensions, mais là ce n’est pas le cas. »