Soutenez

Quelles sont vos solutions pour régler le conflit étudiant ?

Les candidats dans Bourassa-Sauvé se positionnent à propos du conflit étudiant.

Nancy Lavallée, Option nationale

Le conflit étudiant me touche de près. J’ai encore des dettes d’études, même après plusieurs années. Mais le conflit, ce n’est pas juste une question d’argent. C’est devenu une question de principe. Il est inconcevable qu’une personne défavorisée n’ait pas accès à des études supérieures. Dans les pays qui ont instauré la gratuité scolaire, on a vu qu’à long terme, ceux qui en ont bénéficiée ont eu un meilleur emploi, un meilleur salaire, donc, paient plus d’impôts. La gratuité scolaire est donc un investissement à long terme. Comment contrer les abus? Avec les balises. Ceux qui ont des échecs à répétitions, ceux qui étudient seulement pour le plaisir d’étudier, ou ceux qui quittent le Québec  suite au diplôme auront des frais.

En instaurant la gratuité, ON donne la possibilité de se concentrer sur les études. ON offre l’accessibilité à l’éducation pour tous. ON offre une solution durable au conflit.

Marianne Dessureault,  Parti québécois

La crise étudiante créée par Jean Charest a assez duré. Au  Parti Québécois, nous croyons que l’accessibilité à l’éducation supérieure est fondamentale pour l’avancement de notre société.Dans les 100 premiers jours d’un gouvernement du Parti Québécois, nous nous engageons :

– à annuler la hausse de 82% des droits de scolarité.

– à abroger la loi 78.

– à tenir un sommet sur l’enseignement supérieur pour revoir le financement et la gestion des universités. Celui-ci réunira l’ensemble des acteurs : étudiants, représentants du monde universitaire et  de la société civile. Tous les sujets pourront être abordés, dont l’indexation des droits de scolarité.

Les Québécois auront à faire le choix entre les libéraux et les caquistes qui veulent augmenter les droits de scolarité de façon drastique, endetter la jeunesse et faire durer la crise, ou le Parti Québécois qui propose une solution responsable pour notre avenir. À nous de choisir.

Will Prosper, Québec solidaire

Québec solidaire n’aurait aucun mal régler le conflit étudiant puisqu’il propose d’instaurer la gratuité scolaire du primaire jusqu’à l’université. L’éducation est un droit fondamental et doit être la plus accessible possible. Québec solidaire a calculé qu’il n’en coûterait que 440 millions pour réaliser la gratuité scolaire à l’université, c’est deux fois moins que les coûts des baisses d’impôts consenties par le gouvernement libéral dans les dernières années. Si vous pensez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance…

À Montréal-Nord, là même où la ministre de l’éducation était députée, on a enregistré parmi les plus hauts taux de décrochage sur toute l’île de Montréal. C’est un exemple de l’indifférence du gouvernement Charest envers cette question pourtant fondamentale et qui, si elle n’est pas sérieusement considérée, pourrait définitivement bloquer l’accès au savoir et à la connaissance à des milliers d’enfants. Pour Québec solidaire, le droit à l’éducation, à tous ses paliers, doit être égalitaire, ce ne doit pas être le privilège d’une élite.

Rita de Santis, Parti libéral du Québec

Comme gouvernement, nous avons la responsabilité de s’assurer que nos universités soient bien financées afin  de maintenir la qualité des diplômes et l’excellence de nos gradués. Nous devons également protéger l’accès aux cours à ceux qui désirent étudier. Depuis 2003, le gouvernement libéral a investi massivement en éducation et a notamment augmenté le budget des institutions d’enseignement collégial et universitaire de plus de 50%. Les étudiants doivent acquitter une juste part des coûts de leur formation, ce qui représente un montant équivalent aux droits de scolarité de 1968. Pour ce faire, nous avons étalé la hausse des frais de scolarité sur 7 ans, 177$ par année après l’application du crédit d’impôt, soit 0,50$ par jour. Nous avons aussi proposé d’instaurer le remboursement proportionnel au revenu et nous avons bonifié l’aide financière aux études. Ces mesures font en sorte que les étudiants les moins favorisés ne subissent aucun impact et peuvent accéder à l’éducation universitaire.

Louis Pelletier, Coalition avenir Québec

Avant même que ne débute la campagne électorale, la Coalition Avenir Québec dévoilait son approche pour un retour en classe paisible après la tumultueuse crise étudiante : « Notre gouvernement amendera les aspects de la Loi 78 encadrant le droit de manifester. Nous proposons également de réduire les hausses prévues des frais de scolarité de 254$ par an sur 7 ans à 200$ par an pour cinq ans», de dire Louis Pelletier, candidat de la CAQ dans Bourassa-Sauvé.

Le candidat affirme qu’un gel des frais de scolarité ou la gratuité ne sont pas acceptables. « La Coalition veut redonner au système universitaire québécois les moyens de maintenir et renforcer sa tradition d’excellence, tout en maintenant le principe de l’accessibilité aux études universitaires. N’oubliez pas que la CAQ a toujours travaillé à trouver une résolution paisible à la crise », renchérit le candidat de l’Équipe François Legault dans Bourassa-Sauvé, Louis Pelletier.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.