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Dans les coulisses du centre de commandement

Photo: François Lemieux/TC Media

Le stationnement du 4870, boulevard Saint-Charles, où s’entassent présentement de nombreux véhicules de l’armée, de pompiers et de police, constitue, depuis dimanche, le centre nerveux des communications du combat des autorités contre la crue des eaux à Montréal.

C’est de là que sont coordonnées les actions de 400 militaires, 70 pompiers ainsi qu’une centaine de policiers, qui, sous le commandement de la Sécurité civile, doivent intervenir dans les secteurs de Pierrefonds-Roxboro, L’Île-Bizard – Sainte-Geneviève, Ahuntsic-Cartierville, Senneville et Sainte-Anne-de-Bellevue.

Logés dans des centres communautaires, les militaires peuvent recevoir des assignations en tout temps. Ils ont notamment été requis à Pierrefonds-Roxboro pour renforcer des digues sur de nombreuses rues adjacentes à la Rivière des Prairies.

«On a des équipes 24h sur 24 qui roulent. On a des camions, des «pépines», des pompes et des véhicules mobiles. La Sécurité civile reçoit toutes les demandes des villes, qui énoncent leurs besoins. La Sécurité civile coordonne et établit les priorités», indique le capitaine Pierre Leblanc.

Pompiers
Des unités du Service de sécurité incendie de Montréal (SIIM) en provenance de plusieurs secteurs de l’Île de Montréal se relayent toutes les cinq heures afin de fournir une aide en continu à la population.

«On a une dizaine d’unités de combat et on a rajouté une dizaine de camionnettes qu’on a équipé avec du personnel. On a de 30 à 40 pompiers sur nos véhicules de service et on en a une autre trentaine sur les camionnettes», souligne Jean Leblanc, chef de division de la caserne 115, dans le Sud-Ouest.

Alors que les autorités prévoyaient que les niveaux d’eau à Montréal devaient commencer à baisser à partir de mercredi, M. Leblanc indiquait, le jour même, que les besoins de la population étaient en train de changer avec la stabilisation de la situation.

«Vu que leur situation est stable, les gens veulent évacuer de l’eau, alors on les aide. Nous devons souvent évaluer si les bâtiments sont sécuritaires. Des fois, il peut y avoir des impacts au niveau des solages, alors on les conseille. Avant, c’était un peu plus urgent comme mission: les gens attendaient et attendaient et on finissait par les évacuer en panique. Là, on fait plus d’évacuation d’eau et de réintégration des bâtiments», précise-t-il.

Rappelons qu’au moment de publier, les autorités estimaient à près de 4000 le nombre de résidences affectées au Québec, dont 397 maisons inondées sur l’Île de Montréal. Plus de 2700 personnes ont été forcées de quitter leur demeure.

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