Ouest-de-l'Île
12:45 9 septembre 2020 | mise à jour le: 9 septembre 2020 à 15:18 temps de lecture: 2 minutes

Un mur pour protéger le bois Angell de Beaconsfield

Un mur pour protéger le bois Angell de Beaconsfield
Photo: Gracieuseté

Une œuvre d’art commémorative en pierre sèche a été créée afin de célébrer le 20e anniversaire de l’Association pour la protection du bois Angell (APBA), une forêt de Beaconsfield.

L’installation Angellstone, qui donne un aspect ancestral au bois, a été fabriquée par l’artiste de Sainte-Anne-de-Bellevue, John Bland. Une pierre à la fois, il a construit le mur de 32 tonnes durant trois mois. Il a terminé l’assemblage de deux mètres de long cet été.

«Le mur de pierre du bois Angell représente quelque chose qui est construit à partir de la nature pour la nature.» – John Bland.

Afin de garder un sentiment de proximité avec l’œuvre, des pierres locales ont été spécialement choisies pour créer la structure. Elle a été sculptée à l’aide de différents outils, comme le marteau, le ciseau et la hache.

L’artiste, qui a étudié la maçonnerie patrimoniale au Collège Algonquin, est aujourd’hui spécialisé dans la conception de murs en pierres sèches.

Cette technique ne nécessite pas de ciment ou de mortier. Cela permet plutôt au mur d’être durable grâce à la flexibilité des roches lors de leur contact avec le sol.

Un concours organisé par l’APBA a permis de déterminer l’artiste responsable de la réalisation de l’œuvre d’art commémorative.

«Gagner m’a permis de partager ma passion pour la création de murs en pierre avec d’autres personnes», souligne M. Bland.

Protection

Rappelons que le bois Angell a fait l’objet de plusieurs demandes concernant le développement immobilier au cours des dernières années. D’ailleurs, un règlement de contrôle intérimaire (RIC) a été adopté en 2010 par Beaconsfield afin d’imposer des restrictions sur des projets de constructions dans le parc.

Cet espace vert constitue l’un des habitats naturels les plus importants de l’Île-de-Montréal, notamment, en raison de sa biodiversité.

«Le mur de pierre n’a pas d’empreinte carbone et il fournit un habitat à la faune. C’est aussi beau et fort comme installation», admet l’artiste.

La construction de l’Angellstone s’inscrit dans la démarche de l’APBA afin de protéger le bois de 85 hectares et son écosystème.

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