Ouest-de-l'Île
08:19 11 février 2021 | mise à jour le: 11 février 2021 à 10:20 temps de lecture: 3 minutes

Medicom augmente la cadence

Medicom augmente la cadence
Photo: Laurent Lavoie/Archives

AMD Medicom, dont le siège social est à Pointe-Claire, sera mis à contribution pour un contrat de 330 M$ du gouvernement du Québec qui s’étendra jusqu’en 2030. L’entreprise aura comme mandat de produire 20 millions de masques N95 et 66 millions de masques chirurgicaux de niveau 3 pour le réseau de la santé.

En trois mois, un «temps record» selon le chef de l’exploitation Guillaume Laverdure, un ancien entrepôt de 5 863 m² (63 000 p²) non loin de l’autoroute 40, à Saint-Laurent, a été transformé en usine au début de la pandémie. Le site a été choisi dans l’urgence, alors que les besoins en masques étaient criants.

«On avait besoin d’un bâtiment qui soit quasiment prêt à accueillir nos équipements avec une entrée électrique qui soit compatible avec nos besoins de puissance», explique M. Laverdure.

Le gouvernement Trudeau avait annoncé à la fin du mois de mars un investissement de 2 G$ pour assurer l’accès aux tests de dépistage et l’achat de respirateurs, en plus d’équipements de protection personnelle. Dans cette foulée, il a mandaté Medicom pour produire 24 millions de masques chirurgicaux et 20 millions de N95 annuellement.

L’entreprise spécialisée en équipement de protection personnelle à usage unique a depuis augmenté la cadence en passant de 15 à 26 lignes de production.

De nouveaux masques pour Medicom

Deux types de nouveaux masques seront produits, dont des pédiatriques.

«On a vu tous les enjeux qu’il y avait avec le retour à l’école et les protections qu’il fallait proposer», constate M. Laverdure.

Ils sont pareils aux masques chirurgicaux, mais de plus petite taille pour être adaptés aux visages des enfants. Les espaces vides sont ainsi réduits et offrent une meilleure protection.

Medicom fabriquera aussi des masques conçus pour les chirurgiens en salle d’opération. «Ils s’attachent derrière la tête avec de longues lanières, ce qui est beaucoup plus confortable pour des utilisations prolongées», ajoute M. Laverdure.

Pour l’entreprise qui a pignon sur rue à Montréal depuis plus de trente ans, l’idée est d’avoir une gamme complète faite au Québec pour répondre au besoin à travers le pays.

Pour M. Laverdure, c’est surtout pour consolider la chaîne d’approvisionnement. «C’est pour que plus jamais notre système de santé ne se retrouve dans l’état dans lequel il était au mois de mars et avril, où il n’y avait plus de masques, précise-t-il.

La totalité des masques produits à l’usine de Saint-Laurent est destinée au Québec et au Canada. Il n’est pas impossible que des masques soient exportés, toutefois ce sera uniquement quand les besoins au pays seront comblés.

Avec la collaboration de Laurent Lavoie.

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