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Manque de financement inquiétant pour l'ANEB Québec

Nadeau Francois - TC Media

L’association Anorexie et Boulimie Québec (ANEB), dont les bureaux sont situés à Pointe-Claire, est à la recherche de financement additionnel afin de poursuivre ses opérations et continuer d’offrir ses différents services.

Bien que la dernière campagne de financement de l’organisme ait permis d’accumuler plus de 130 000$, ANEB a besoin de 120 000$ supplémentaires afin de maintenir ses services.

Rappelons que c’est près de 20 000 Québécois qui ont recours annuellement aux différents programmes de l’ANEB. L’organisme a pour mission de garantir une aide professionnelle immédiate et gratuite aux personnes touchées par les troubles alimentaires.

Le groupe reçoit de l’aide du gouvernement et de divers organismes, dont Partage Action de l’Ouest-de-l’Île. Toutefois, pour offrir ses différents services, l’association doit aussi se tourner vers des donateurs privés, notamment le milieu corporatif. Le manque de financement actuel serait en grande partie dû aux dons moins importants en provenance de ce secteur, croit Josée Champagne, directrice générale d’ANEB Québec.

«Les années précédentes, les dons allaient en augmentant, mais cette année les dons corporatifs et ceux provenant des PME ont été moindres, en raison du contexte économique difficile», croit celle-ci.

L’ANEB, qui en est à sa 26e année d’existence, est l’un de seuls organismes au Québec à offrir des services de première ligne pour la lutte contre l’anorexie et la boulimie.

«Il y a très peu de services offerts au Québec pour les gens souffrant de ces différents troubles, affirme Mme Champagne. Nous offrons une ligne d’écoute, des groupes de soutien ouverts, où tous sont les bienvenus, un forum en ligne accessible en tout temps et différentes ressources également disponibles pour les familles de personnes touchées par la boulimie et l’anorexie.»

L’ANEB est aussi une béquille importante pour le système de santé, qui peine à offrir une aide ponctuelle aux gens souffrant de troubles alimentaires, en raison des longues listes d’attente dans les hôpitaux québécois.

Un sujet encore tabou

Josée Champagne croit que même si le public est exposé aux troubles alimentaires, de nombreux mythes persistent toujours à ce sujet.

«Beaucoup de gens croient que les gens souffrant d’anorexie ont seulement à se forcer et recommencer à manger pour guérir. D’autres croient qu’il s’agit seulement d’un caprice, de gens qui veulent être minces ou même attirer l’attention, explique la directrice. Il faut continuer notre mission, expliquer aux gens que le problème n’est pas dans l’assiette, ça commence entre les deux oreilles.»

La directrice générale de l’organisation rappelle également que l’anorexie et la boulimie ont la distinction peu envieuse d’être les maladies mentales ayant le plus haut taux de mortalité, un fait peu connu du grand public selon Mme Champagne.

Si ANEB Québec ne comble pas au minimum le manque à gagner de 120 000$, l’organisation pourrait se voir contrainte d’apporter des modifications dans ses services.

«Il est sûr que nous allons tenter de minimiser les effets de ce manque de financement, mais peut-être que nous devrons malheureusement couper quelque part si nous n’avons pas le choix», se désole Josée Champagne, qui lance un appel aux particuliers et compagnies à s’impliquer et donner pour la cause des troubles alimentaires.

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