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Voyage culturel au Sénégal pour des élèves de Beaubois

Le Collège Beaubois offre pour la cinquième fois à ses élèves du secondaire la possibilité de participer à un voyage humanitaire et culturel au Sénégal. Du 2 au 17 mars, vingt élèves iront aider des enfants du primaire en français et en mathématiques dans trois écoles sénégalaises. Les participants seront accompagnés de deux enseignants, deux anciennes élèves qui ont participé au voyage dans le passé et trois anciennes de l’établissement scolaire qui n’avait pas eu la chance à l’époque de prendre part au groupe.

Depuis 2005, à tous les deux ans, une vingtaine d’élèves quittent le Collège pour aller vivre cette expérience en sol africain. Claude Leblanc, professeur d’éthique et de culture religieuse, a démarré le projet il y a huit ans. En lien avec les valeurs fondamentales du projet éducatif de l’établissement scolaire, le Sens des autres, l’enseignant explique que le voyage, devenu une véritable tradition, permet d’aider des gens dans le besoin.

«Le but, c’est de faire en sorte que les participants puissent s’entraider et aider des enfants qui ont des difficultés scolaires. Une fois rendu au Sénégal, on découvre beaucoup sur les valeurs de ceux qu’on visite. Leur façon d’être et de fonctionner nous enrichit sur notre propre sens des autres. Quand les participants reviennent du voyage, ils sont moins égoïstes et plus ouverts sur des façons différentes de vivre. Tout ne leur est plus dû», a mentionné M. Leblanc lors de la visite du Cités Nouvelles au Collège.

En plus d’aider les élèves sénégalais dans leur apprentissage, le projet sert à remettre un montant d’argent pour améliorer les services dans des écoles locales. En 2009, une classe de maternelle faite de paille a été reconstruite en béton. Jusqu’à maintenant, 15 000$ ont été amassés. Le souhait est d’en récolter 30 000$. Sur place, les participants constateront les besoins de la communauté et devront eux-mêmes accepter des demandes pour être partenaire financier dans des projets.

«Notre présence est un peu une façon de leur dire qu’ils ne sont pas seuls. Les Africains reconnaissent l’aide, mais ne veulent pas de la pitié. Ils ont leur fierté. Pour eux, c’est une question de partenariat. Avant d’utiliser notre aide financière, ils vont en recueillir de leur côté pour que le projet soit le leur. On apprend beaucoup d’eux», a expliqué M. Leblanc.

Les participants seront répartis dans trois équipes et iront à la rencontre d’élèves de trois classes de trois écoles différentes.

À la conquête de l’ailleurs

Caroline Soucy Legault, élève de cinquième secondaire, dit avoir été marqué par le témoignage de sa sœur qui a vécu l’expérience en 2009. «Elle me parlait de sa relation avec les enfants. À quel point ils l’aimaient et qu’ils voulaient lui faire plaisir. Mais même sans l’expérience de ma sœur, ce voyage m’intéressait. J’en entends parler depuis que je suis en première secondaire. Les mentalités sont différentes. J’ai le goût d’aller leur offrir mon aide. Beaucoup sont dans des classes de 60 élèves et plus. Ils n’ont pas énormément d’attention. C’est le fait de donner qui m’a attiré au départ et aussi pour vivre l’expérience.»

Sa compagne Éléna Lacombe est de son côté emballée par l’idée de pouvoir participer à un petit changement dans la vie de ces jeunes. «Un ami de ma famille est allé au Sénégal et m’a déjà dit: « Si tu as l’occasion d’aller dans un pays d’Afrique, tu verras que leur joie de vivre est illuminant. » Ce qui m’enchante le plus c’est d’aller dans un pays différent d’ici où la façon de voir le monde n’est pas la même.»

Quant à Neyla Boukhili, elle a été attirée par le voyage en partie parce que des membres de sa famille originaires d’Algérie vivent cette réalité. «Ici, l’éducation est un acquis, mais là-bas c’est un privilège. Ce voyage représente une opportunité d’aider des gens. J’aurais pu moi-même vivre leur réalité si mes parents n’avaient pas choisi d’immigrer.»

Sur place, les participants seront logés dans une auberge à 45 minutes en autobus des écoles partenaires.

Le savoir en aller-retour

Les élèves de Beaubois iront partager leurs connaissances, mais ils recevront aussi beaucoup des Sénégalais. «Matériellement, on leur donne énormément, mais l’immatériel, on en reçoit pas mal plus. On apprend beaucoup d’eux autres dans leur façon d’être», a souligné Claude Leblanc.

«Je suis certaine qu’ils vont nous apporter autant que nous, sinon plus», a ajouté Éléna.

Selon l’enseignant, si les participants ont le temps, ils pourront en apprendre sur les métiers africains. «Dans le passé, on a pu assister à des démonstrations de gens qui vivent de leur art. On a, par exemple, rencontré un artisan du djembé. On a aussi pu voir comment se font les peintures de sable».

Pour encourager les élèves du Collège Beaubois dans leur périple à venir, on consulte le www.collegebeaubois.qc.ca/~senegal/ ou on compose le 514 684-7642, poste 436.

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