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Hôpital Sainte-Anne: l'incertitude plane toujours

L'Hôpital Sainte-Anne devrait passer sous juridiction provinciale le 30 septembre. Photo: (Photo:archives)

Alors que les gouvernements fédéral et provincial continuent leurs pourparlers dans le transfert de juridiction de l’Hôpital Sainte-Anne, bien des questions restent en suspens.

Les négociations se déroulant à huis clos, l’incertitude plane toujours quant au sort des employés de l’établissement des anciens combattants. La date du transfert semble aussi incertaine.

Le CSSS de l’Ouest-de-l’Île, dont fera partie l’hôpital, n’était pas en mesure de donner de précision quant à la date officielle du transfert ni aux changements à prévoir. Selon nos sources, le transfert devrait normalement avoir lieu le 30 septembre. Le CSSS maintient toutefois que le dossier est entre les mains des deux gouvernements.

Par ailleurs, le ministère des Anciens Combattants se dit déterminé et confiant que le transfert se fasse à la date prévue. «Notre gouvernement est déterminé à transférer l’hôpital à la province dès que possible afin que celle-ci puisse mettre plus de 100 lits à la disposition des Montréalais», a déclaré l’attaché de presse du ministre Steven Blaney, Jean-Christophe de Le Rue.

De son côté, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec ne désirait pas commenter le dossier, afin de ne pas nuire au processus de négociation, affirmant aussi «qu’il serait prématuré d’avancer une date de transfert».

Le maire de Sainte-Anne-de-Bellevue, Francis Deroux, se dit préoccupé par le dossier et n’a pas été informé de l’état des négociations par les deux paliers de gouvernement. «J’ai essayé de contacter le ministre Blaney et Réjean Hébert, le ministre de la Santé, mais je n’ai pas encore eu de réponses, a dit le maire Deroux. Je veux aussi savoir ce qu’il va advenir des services pour les anciens combattants et je suis aussi inquiet à propos des considérations financières du transfert.»

Le syndicat exclu des négociations

Le Syndicat des employés des Anciens Combattants (SEAC) n’est pas à la table des négociations, une situation qui a été dénoncée par ses membres lors d’une manifestation qui s’est tenue le 7 mars dernier.

«J’ai un message pour les deux paliers de gouvernement: le syndicat devra se retrouver à la table des négociations, a déclaré le président du SEAC, Yvan Thauvette. Nous n’avons eu aucune réponse du fédéral. Si ça se poursuit de cette façon, le négociateur du syndicat devra envoyer une plainte pour négociation de mauvaise foi.»

«Il n’y a pas assez de transparence à propos des négociations en cours», croit de son côté le député libéral de Lac-Saint-Louis, Francis Scarpaleggia.

«Le gouvernement conservateur fait preuve d’ouverture et fait tout pour accommoder le syndicat, tout en ne brisant pas la confidentialité requise lors des négociations avec le provincial», a quant à elle affirmé une source gouvernementale.

Selon M. Thauvette, le syndicat songe aussi à intensifier les moyens de pression si ses revendications quant à sa participation dans le processus décisionnel ne sont pas prises en considération.

Réduction de salaire et perte d’expertise?

Le transfert de responsabilité inquiète le syndicat, notamment pour la baisse de salaire que pourrait engendrer ce changement, les employés provinciaux étant généralement moins bien payés qu’au fédéral.

Rappelons qu’une partie des 460 lits réservés en ce moment aux vétérans doivent éventuellement être mis la disposition du public afin de désengorger le système de santé. Bien que le syndicat ne soit pas contre l’idée, il tient à rappeler que vu son mandat actuel, ses employés ont des compétences spécifiques visant une clientèle plus âgée.

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