L'hôpital Sainte-Anne ouvert à la population en 2013
Mélissa Lavoie
L’hôpital général du Lakeshore sera dès l’an prochain délesté d’une centaine de patients. En effet, l’hôpital Sainte-Anne, situé à Sainte-Anne-de-Bellevue, sera en mesure d’offrir des soins de longue durée à toute la population dès le printemps 2013.
Le 27 avril, le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec ont signé un accord de principe en vue du transfert éventuel de l’hôpital. Présentement, l’hôpital Sainte-Anne relève du gouvernement du Canada, mais au terme des négociations, c’est Québec qui veillera au bon fonctionnement de l’hôpital.
«Cet hôpital est un joyau pour son infrastructure et pour notre trésor national, les vétérans. (…) Nous avons franchi une étape importante en vue d’entreprendre les discussions nécessaires entre nos deux gouvernements afin que les anciens combattants résidant à l’hôpital puissent continuer d’y recevoir les soins et les services exceptionnels qu’ils méritent dans la langue française ou anglaise selon leur choix», a déclaré d’emblée le ministre des Anciens combattants, Steven Blaney. Les discussions entre les deux paliers du gouvernement s’échelonneront sur plusieurs mois, mais ceux-ci prévoient la fin des négociations pour le 31 mars 2013.
Présentement réservé aux vétérans de la Deuxième Guerre mondiale et de la guerre de Corée, l’hôpital Sainte-Anne offrira désormais des soins de longue durée à toute la population. Actuellement, 380 lits sont utilisés sur une possibilité de 446.
«Premièrement, il y a de moins en moins de vétérans, plus de places vacantes, l’hôpital est donc moins utilisé. Par contre, il y a un nombre grandissant de personnes âgées qui ont besoin de soins spécialisés», explique le ministre de la Santé, Yves Bolduc.
«Au cours des derniers mois, deux unités ont été fermées, ce qui équivaut à environ 33 lits utilisés. Nous désirons maintenir la pérennité, la qualité de soins et l’aptitude du personnel», ajoute M. Blaney.
Le ministre responsable des Affaires autochtones et député de Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley, reconnaît que cette entente permettra de maintenir l’utilisation de l’hôpital. «Il y a de moins en moins de vétérans, c’est normal, mais il faut aller chercher la clientèle ailleurs. Cela permettra aussi de désengorger les urgences de l’hôpital Lakeshore. Il dessert environ 330 000 citoyens, alors qu’il a été construit pour une capacité de 100 000 personnes», mentionne M. Kelley.
Le député se réjouit de cette nouvelle. «C’est la seule façon de garantir les soins de vétérans et préserver le joyau qu’est le personnel. De plus, si on peut élargir les soins à l’ensemble de la population, on en ressort gagnant», affirme M. Kelley.
Cependant, les soins offerts aux vétérans demeurent la priorité. «Les vétérans sont prioritaires. Je m’engage à ce que l’ensemble des soins aux vétérans soit maintenu. Les gens sont anxieux, mais ils sentent que nous sommes de bonne foi», assure M. Bolduc.