Outremont & Mont-Royal
14:28 18 janvier 2017 | mise à jour le: 18 janvier 2017 à 14:31 temps de lecture: 3 minutes

Salaire majoré à 15$/h à l’UdeM

Plus de 4 000 étudiants salariés de l’Université de Montréal toucheront un taux horaire d’au moins 15$ dès le mois de mai, une augmentation d’environ un dollar de l’heure, ce qui serait une première dans le milieu universitaire montréalais.

Cette augmentation salariale est régie par la nouvelle convention collective des auxiliaires d’enseignement et de recherche ainsi que les assistants techniques membres du Syndicat des étudiants salariés de l’Université de Montréal (SÉSUM) effective jusqu’en 2021. L’entente a été ratifiée le 13 janvier.

En incluant les indemnités telles que les vacances, les congés et les jours fériés, le salaire total des étudiants de premier cycle s’élèvera à 17,19$ de l’heure. Ils seront éligibles à recevoir une augmentation en 2020.

Les étudiants de deuxième et troisième cycle gagneront respectivement 21,89$ et 24,12$ avec une majoration annuelle selon la politique salariale gouvernementale (PSG).

«Nous sommes très satisfaits d’avoir réussi à aller chercher un salaire minimum de 15$ l’heure pour tout le monde», se félicite la responsable des relations du travail du SÉSUM, Brigitte Racine.

La porte-parole de l’Université de Montréal Geneviève O’Meara a précisé pour sa part que ces augmentations entrent «tout à fait» dans le cadre des paramètres budgétaires de l’université.

Négociations laborieuses

Les étudiants auront été sans contrat de travail pendant près d’un an et demi. «C’était difficile de s’asseoir à la table de négociations cet été, raconte Brigitte Racine. Nous avons dû aller en conciliation et les négociations avec l’Université de Montréal ont pu réellement débuter à l’automne.»

Le syndicat a pu compter sur l’aide d’un conseiller de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, dont fait partie le SÉSUM.

La première entente de principe avait été rejetée. «Les assistants techniques auraient eu un salaire uniforme peu importe le cycle d’études, ce qui aurait provoqué des baisses de salaire pour certains d’entre eux», se souvient Mme Racine.

La nouvelle entente a été adoptée le 30 novembre, mais ratifiée officiellement à la mi-janvier.

La responsable des relations de travail souhaite maintenant que les autres syndicats universitaires emboîtent le pas.

«Les autres universités montréalaises ont généralement de plus petits salaires que ceux qu’on avait dans notre dernière convention, révèle-t-elle. J’espère qu’elles pourront négocier pour atteindre le 15$ l’heure le plus tôt possible».

Une situation qui semble peu probable puisque le contrat de travail des étudiants salariés des autres universités vient à échéance à des dates différentes. C’est le cas notamment à l’UQÀM où la convention prend fin en décembre 2019.