Le dernier droit de la construction du Complexe des sciences de l’Université de Montréal

Le dernier droit de la construction du Complexe des sciences de l’Université de Montréal
Photo: District - Denis GermainAu bout de la passerelle reliant le campus au metro de l'Acadie se trouve un espace public.

Depuis septembre 2016, des centaines de travailleurs s’affairent sur l’imposant chantier du campus MIL de l’Université de Montréal (UdeM), à Outremont. Ils apportent maintenant les dernières touches. Complétée à 95%, la construction du Complexe des sciences se terminera dans les délais pour accueillir ses premiers employés en juin et les étudiants à la prochaine rentrée.

«On est beaucoup dans la finition et dans les mises en service de la ventilation et du système de protection d’incendie», détaille le directeur général au développement du projet, Alain Boilard.

Entre les murs du pôle de recherche, l’un des deux bâtiments du vaste complexe, des appareils pour le département de chimie ont fait leur apparition dans les laboratoires.

Au rez-de-chaussée, l’atrium se dévoile avec son escalier monumental et ses multiples fenêtres qui créent un espace lumineux. Des murs se distinguent par leur recouvrement de pointes-de-diamant blanches.

«Cet élément vient ajouter un look différent avec l’extérieur qui est tout en vitre. Mais la raison première, c’est pour améliorer l’acoustique puisque juste des surfaces réfléchissantes, l’acoustique serait mauvaise», explique M. Boilard.

Rappel historique

Dans l’agora, des conteneurs rappelant le passé industriel du site – autrefois une gare de triage- ont été installés. Ils abriteront des cafés étudiants.

Du côté du pôle d’enseignement, un seul des quatre amphithéâtres, dont les murs du fond se composent aussi des pointes-de-diamant de couleurs, reste à compléter l’aménagement.

Entre les deux pavillons, la bibliothèque vient créer un lien. Située sous la passerelle piétonne, elle rassemblera les quatre bibliothèques des départements de chimie, de physique, de géographie et de sciences biologiques.

Le rayonnage sera limité afin d’avoir un maximum d’espaces de travail. Ainsi, seulement 10% des ouvrages déménageront dans le Complexe des sciences

«Ce sont tous les documents physiques qui ont été empruntés au moins une fois depuis 10 ans», mentionne le directeur général. Le 90% restant sera entreposé.

Implication

La clé du succès derrière ce chantier de 350 M$ réside dans l’implication sans relâche de tous les intervenants, selon M. Boilard.

«Il faut être là tout le temps et mettre les efforts. Il faut revoir l’échéancier constamment et réajuster en permanence nos affaires. Les architectes, l’entrepreneur général, les sous-traitants, le gestionnaire de projet et les ingénieurs, on se rencontre toutes les semaines pour faire le point», commente-t-il.

Déménagement 

Le transfert des activités vers le campus MIL débutera le 19 juin. Les membres de l’administration seront les premiers à emménager, ensuite arriveront les directeurs et les adjoints de département.

Une séquence a été établie selon une liste de facteurs afin d’éviter un arrêt trop long de travaux de recherches. Les différentes équipes préparent le déménagement depuis deux ans.

Signe que l’ouverture approche à grands pas, le Complexe des sciences a depuis peu son adresse civique. Le 1375 a été installé sur la porte principale de l’avenue Thérèse-Lavoie-Roux.

Commentaires 1

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  • Suzanne

    On se fou de la beauté. À l’air des changements climatiques et de la perte de la biodiversité vous reproduisez ce qui a déjà été fais. Où est l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, est-ce un bâtiment certifié lee. À New York il interdisent les building vitrés pour protéger les oiseaux, ou est la végétation. Pour un bâtiment des sciences ils auraient dû faire quelques chose de complètement innovateur.