Pas de jardin d'enfants
Hélène Borduas, Johanne Blais et Paola Maijerinck ont tenté d’influer les conseillères en faveur d’un PIIA (Plan d’implantation et d’intégration architecturale) au 215, avenue de l’épée, devant le bâtiment de l’école Buissonnière.
Le projet de PIIA consistait en l’aménagement d’un espace pour les tout-petits, en avant de l’école, en utilisant les marges de recul entre le bord du trottoir et l’immeuble à l’angle des avenues Fairmount et de l’Épée.
Il s’agissait en l’occurrence d’une occupation permanente du domaine public en zone de jeu préscolaire, stationnement à vélo et zone de détente afin d’aménager un espace de jeu clôturé pour de petits enfants entre cinq et sept ans.
Dans le cadre de cet aménagement, les trois citoyennes mettaient de l’avant la possibilité de faire de la rue Fairmount à cet endroit un axe familial en raison de la proximité de plusieurs établissements scolaires, dont Nouvelle-Querbes, François-Michelle, PGLO, etc.
Si la mairesse a reconnu le travail et la collaboration des différentes structures concernées sur ce projet plus que louable, elle a émis toutefois une réserve importante et des réticences concernant l’installation d’une cour d’école sur cette marge de recul en avant de la bâtisse.
«J’ai été témoin, il y a quelques années, d’une course poursuite en voiture dans les rues du quartier, laquelle s’est achevée dans le terre-plein. Je n’ose à peine imaginer si ce genre d’événement se reproduisait alors qu’il y aurait au même endroit une cour d’école remplie de jeunes enfants.»
D’autres cas dans Outremont
Les trois citoyennes ont rappelé que des cas similaires existaient pourtant dans le quartier comme la cour du petit collège Stanislas par exemple. «Ne pourrait-on trouver des solutions innovantes en termes de clôture ou d’apaisement de la circulation?»
La conseillère Jacqueline Gremeaud, présidente du CCU (comité consultatif d’urbanisme) a rappelé que la recommandation négative du comité, «unanime», affirme-t-elle, était essentiellement basée sur le danger de la circulation avoisinante.
Hélène Borduas, directrice de l’école Buissonnière à l’initiative de ce projet, estime pour sa part qu’il s’agit surtout d’une décision d’ordre patrimonial afin de conserver l’intégrité de la façade du bâtiment concerné. Comme on s’y attendait, bien sûr, cette résolution 47.02 de l’ordre du jour n’a pas obtenu l’assentiment du conseil d’arrondissement.