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Le tennis en vogue à Outremont

Le succès international de joueurs de tennis d’ici comme Eugénie Bouchard semble créer un engouement pour ce sport à Montréal, notamment dans l’arrondissement d’Outremont, où tous les cours d’été sont remplis à pleine capacité ou presque.

En date du 27 juin, 246 personnes étaient inscrites aux 35 cours qu’offre Outremont. «Et ce nombre pourrait encore augmenter jusqu’à 334 d’ici la fin de la saison, exprime Sylvain Leclerc, porte-parole de l’arrondissement. À titre comparatif, au cours des cinq dernières années, il y avait en moyenne 260 inscriptions par an.»

Sur les 35 cours, plus de la moitié sont déjà complets ou presque complets. Selon M. Leclerc, quelques places sont encore disponibles pour les sessions tardives de fin d’été et d’automne. «On remarque un engouement depuis quelques années, mentionne le porte-parole. On est confiant de dépasser la moyenne d’inscriptions d’ici la fin de la saison de tennis.»     

Récemment, l’arrondissement d’Outremont a d’ailleurs signé un partenariat de trois ans avec Tennis Montréal. Ils travailleront donc conjointement, ce qui permettra de bonifier le service offert.

L’effet Bouchard

Nicole Nobert, directrice générale de Tennis Montréal, ne se rappelle pas d’avoir assisté auparavant à un aussi grand engouement pour le tennis.

Selon elle, cette popularité soudaine du sport est due au succès des joueurs renommés tels qu’Eugénie Bouchard et Milos Raonic. «On sent que les jeunes veulent leur ressembler, soutient Mme Nobert. Eugénie, entre autres, est devenue un modèle et une idole pour les jeunes filles. Elles veulent toutes jouer au tennis et avoir des petites jupes comme elle. C’est très drôle!»

Pour Mme Nobert, les inscriptions qui sont en hausse depuis un peu moins d’un an sont attribuables en partie à la publicité qui découle des performances des joueurs connus qui s’illustrent.

«Montréal, c’est une ville de hockey, exprime-t-elle. C’est toujours plus difficile pour le tennis de se tailler une place dans le monde sportif au printemps, parce que tout le monde a les yeux tournés vers les séries de la Coupe Stanley. Avec les résultats d’Eugénie et de Milos qui font les manchettes, on a plus de visibilité, ça aide.»

Il y a quelques semaines, Eugène Lapierre, directeur de la Coupe Rogers, avait aussi affirmé aux médias nationaux qu’il était surpris par l’impact immédiat de ces performances sur le tennis canadien. La participation d’Eugénie Bouchard à l’édition de la coupe de cette année permet de vendre jusqu’à 500 ou 600 billets par jour, selon l’homme.

45 ans d’entraînement

Robert Turmel s’entraîne de cinq à six heures par jour sur le terrain de tennis du parc St-Viateur depuis 45 ans.

Au cours de ces années d’entraînement et d’enseignement de techniques aux sportifs, M. Turmel a assisté à l’essor du tennis, qu’il attribue lui aussi à l’effet Bouchard. «C’est évident qu’il y a plus d’inscriptions depuis quelques années, dit-il. Il y a beaucoup plus d’enfants qui s’inscrivent dans des cours, parce qu’ils ont des modèles de réussite comme Eugénie Bouchard maintenant, comparativement à avant où il n’y en avait pas vraiment.»

Été comme hiver, M. Turmel pratique son sport, qu’il qualifie de thérapeutique. «L’été, je suis toujours sur les terrains des parcs et l’hiver, je quitte le Québec pour m’envoler vers le sud avec des élèves, pour enseigner.» Les chaudes températures ne font pas peur au sportif. «Rien ne m’arrête», ajoute-t-il en riant.

Et à 65 ans, M. Turmel ne songe pas encore à la retraite. «C’est une chance de pouvoir contribuer à l’engouement et à l’essor de ce sport. Tant que je le pourrai, je le ferai!», conclut-il. 

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