Une Monteroise à la finale nationale d'Expo-sciences
Catherine Bouchard
Elle s’est intéressée plus spécifiquement sur les impacts sur l’humeur, le sommeil et le niveau de stress qu’ont les médias sociaux sur ce groupe d’âge.
«J’ai fait passer le questionnaire à deux classes de secondaire 3 et deux classes de secondaire 4. J’ai retenu 63 questionnaires sur le lot. La grande majorité des élèves ont répondu qu’ils seraient prêts à arrêter les médias sociaux, pourtant seulement dix d’entre eux l’ont fait avec moi pendant une semaine», souligne l’élève de secondaire 4 à l’école secondaire Pierre Laporte.
Pour l’adolescente, le faible taux de participation pour la deuxième partie de l’étude démontre la cyberdépendance des jeunes. «Ce n’est pas facile d’arrêter, parce que les amis font de la pression pour que tu y retournes. Les réseaux aussi t’envoie des courriels pour te dire: regarde, tu as manqué tel évènement, réinscris-toi.»
Néanmoins, l’étude démontre que l’arrêt des réseaux sociaux a un impact positif sur le sommeil et le niveau de stress. «Le stress est surtout généré par le rejet, d’une demande d’amitié, par exemple. Du côté du sommeil, l’utilisation de ces moyens de communication repoussent l’heure de coucher et diminue la qualité du sommeil, surtout chez ceux qui ont recours à un appareil sans fil», continue la chercheure en herbe. L’utilisation de Facebook, pour ne nommer que lui, aurait toutefois des impacts positifs sur l’humeur. «Il y en a plusieurs qui ont répondu qu’ils se sentent moins seul grâce à ça, que ça leur permet de rester en contact avec leurs amis. Ils sont donc de meilleure humeur en y ayant accès.»
Les parents de Frédérique avaient hâte de connaître les résultats de cette recherche. «Ils étaient aussi enthousiastes que moi de voir ce que l’étude dévoilerait. Ils espéraient que ça change mes habitudes sur les réseaux sociaux et je crois qu’effectivement, ça a eu un impact. Je suis plus consciente des effets négatifs.»
La jeune femme de 16 ans s’est vue décerner un ticket, lors de la finale provinciale grâce à sa recherche, pour la finale nationale, avec 28 autres jeunes, à Windsor le 29 mai prochain. Elle avait obtenu au niveau régional une bourse de 200 dollars d’Action TI pour son projet.