Des surdoués ont Nicolas Pellerin comme prof
Sous l’œil bienveillant des artistes invités pour les superviser, les élèves ont joué en groupe des pièces traditionnelles québécoises modernisées. En effet, le thème musical du camp est la musique néo-trad. Nicolas Pellerin et son groupe les Grand Hurleurs ont été parmi les artistes invités. «Ce qui est beau, c’est de les voir s’approprier nos compositions, ça prouve qu’on ne fait pas tout cela pour rien», déclare le «violoneux et chanteur» d’après sa propre définition. «Ces jeunes-là sont disciplinés, ça paraît qu’ils aiment faire de la musique, ça roule avec eux!», s’exclame l’artiste. Questionné au sujet de sa première expérience en tant que «professeur» invité du 18 au 22 août, le musicien a répondu: «on fait juste « tripper », parce qu’ils sont bons, on a beaucoup de plaisir».
La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys est la seule commission scolaire francophone au Québec à offrir des classes aux élèves doués. «C’est mon initiative du début de mon mandat d’inclure les élèves doués et talentueux dans les mêmes écoles que les autres», soutient Denis Brousseau, commissaire dans la circonscription de Lachine-Dorval.
Quelques classes de l’école Jean XXIII fourmillent de jeunes pratiquant leur instrument, allant de la flûte traversière à la guitare électrique. Les participants sont volontaires, et jouent ensemble malgré la diversité des époques des instruments. Pour Félicia Beauchamp, 16 ans, c’est une deuxième participation, elle étudie à l’école Pierre Laporte à Mont-Royal. Elle pratique le piano classique à raison de deux à trois heures par jour. Son rêve? Devenir pianiste concertiste et faire des tournées à travers le monde. «J’espère continuer en musique au cégep Vincent d’Indy en piano classique», avance la jeune fille. «Ce que j’aime du camp, c’est l’ambiance vraiment amusante entre les deux écoles.
Camille Martin-Fournier a également 16 ans et joue de la flûte traversière à l’école Jean XXIII. «Plus tard, j’aimerais aller en Arts et Lettres au cégep, mais je ne sais pas vraiment encore», déclare-t-elle. «Rencontrer et travailler avec de nouvelles personnes dans une ambiance incroyable, c’est ça qui me plaît le plus du camp», ajoute-t-elle.
«Je connaissais Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs, et ça a influencé mon choix», confie Camille. «On est vraiment chanceux d’avoir ces artistes avec nous», ajoute-t-elle.
Les jeunes ont quatre pièces de musique à apprendre en quatre jours «même des morceaux de 30 pages!», insiste Félicia. Leurs journées sont intensives. «Quand on rentre du camp le soir, faire de la musique, c’est à peu près la dernière chose à laquelle on pense», rapporte-t-elle. Sa camarade ajoute «je suis tellement fatiguée à la fin de la journée, on a tellement tout donné!».
Au terme d’une semaine de répétitions intensives, les jeunes ont donné un concert au Vieux-Port de Montréal.