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Une fillette de trois ans expulsée de la pataugeoire

Une Outremontaise qui refusait de mettre un haut de bikini à sa fille de trois ans a été expulsée de la piscine John-F. Kennedy, mercredi dernier. Photo: Métro Média - Archives
Une Outremontaise qui refusait de mettre un haut de bikini à sa fille de trois ans a été expulsée de la piscine John-F. Kennedy, jeudi dernier. Encore sous le choc, Véronique Shapiro estime que les sauveteurs de l’endroit ont manqué de jugement.

«S’il existe bel et bien un règlement qui oblige les petites filles à porter un haut de bikini, c’est vraiment sexiste. À cet âge-là, un petit garçon et une petite fille, c’est pareil», s’insurge Véronique Shapiro.

Alors qu’elle se rafraichissait avec sa fillette dans la pataugeoire adjacente à la piscine John-F. Kennedy, une sauveteuse est venue à sa rencontre. «Elle m’a demandé de mettre le haut de bikini à ma fille, sous prétexte qu’un règlement impose aux filles âgées de deux ans et plus de porter un haut de maillot de bain», explique la femme de 44 ans. Comme Mme Shapiro n’a pas accéder à la demande de la sauveteuse, on lui a demandé de quitter les lieux. Selon la dame, aucune affiche à proximité de la piscine n’indiquait ce règlement.

Une altercation physique s’en est suivie, lors de laquelle la petite fille de Mme Shapiro a chuté la tête première sur le béton. Elle a été transportée à l’hôpital, mais ne conservera heureusement pas de séquelles de ses blessures.

Les versions diffèrent quant à cette prise de bec. Si le SPVM estime pour l’instant que Véronique Shapiro est la «suspecte» et que la jeune sauveteuse est la «victime» dans cette affaire, la mère de famille, elle, affirme avoir subi une prise de judo. «Moi qui croyait naïvement que les sauveteuses étaient là pour sauver des vies et non pas pour envoyer les enfants à l’hôpital», commente-t-elle.

Inconcevable, selon la mairesse

Invitée à commenter, Marie Cinq-Mars, la mairesse d’Outremont, a déploré l’incident. «Je n’ai rien contre le fait qu’un enfant de trois ans ne porte pas de haut de maillot de bain dans une piscine. C’est un choix qui revient aux parents», affirme-t-elle.

Selon la mairesse, il n’existe aucun règlement à Outremont qui impose des contraintes vestimentaires aux enfants, lorsqu’ils fréquentent les piscines. «Et je vous assure que s’il y en a un, on va le changer», lance-t-elle, d’un air convaincu.

«Il faut absolument voir à ce qu’un tel incident ne se reproduise plus, continue Mme Cinq-Mars. Vous pouvez être certains qu’un suivi serré sera fait de ce côté.»

Enquête ouverte

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert une enquête à ce sujet. Impossible toutefois de savoir si des accusations seront portées dans cette affaire. Les policiers devront d’abord déterminer le rôle joué par chacun des partis, selon un relationniste.

Cette affaire n’est pas sans rappeler le cas de la maman qui s’était fait demander de quitter la pataugeoire du parc Lafond, dans Rosemont–La Petite-Patrie, parce qu’elle allaitait son bébé, en juillet.

 

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