Réglementer ou pas le bruit des cours d’école ?
Dans une courte intervention en forme de bilan politique, le conseiller Louis Moffatt s’est exprimé sur le risque, selon lui, d’une fusion d’Outremont avec un autre arrondissement.
Des propos contestés par une partie de l’assistance en raison de son contenu politique en période électorale. À la fin de son discours, il a tenu à féliciter et remercier les fonctionnaires de l’arrondissement pour la qualité de leur travail et de leur investissement.
Représentant l’Association des cyclistes et piétons d’Outremont (ACPO), Dwight Smith a relevé le manque de stationnement pour les vélos à Outremont et le fait que certains cycles ont reçu des contraventions quand ils ne sont pas attachés à un stationnement adéquat.
La mairesse a déclaré qu’on allait ajouter des stationnements au coin de Querbes et Lajoie et que leur nombre est en amélioration constante dans l’arrondissement. Elle a également rappelé qu’une certaine tolérance était appliquée quant aux vélos accrochés sur du mobilier urbain.
Toutefois certains cyclistes «oubliaient» leur vélo pendant un laps de temps déraisonnable en dehors des stationnements prévus à cet effet. La sécurité publique se devait alors de procéder.
Cours d’école ou haut-parleurs?
Gisèle Lafortune est venue commenter le bruit à Outremont, qu’il s’agisse des cours d’école, mais aussi des trains de nuit qui, selon elle, sont trois fois plus rapides et donc plus bruyants.
La mairesse a déclaré qu’elle ferait les recommandations nécessaires auprès des compagnies ferroviaires, mais qu’elle ne réglementerait pas le bruit des cours d’école.
Sur ce point, Jean-François Miron, mandaté par le comité d’établissement de son école, a déploré la plainte assortie d’une amende de 260$ déposées par une résidente et conseillère municipale contre le bruit perpétré dans la cour de l’école voisine en mai dernier.
Plusieurs citoyens sont intervenus au micro pour commenter ce dossier en rappelant la liberté des cours d’école, la gaieté que cela procure dans l’environnement, et qu’il ne faut pas mettre les adultes en compétition avec les enfants.
Ces interventions voulaient influer les membres du conseil afin qu’ils statuent sur un éventuel amendement de la réglementation sur le bruit. Il fut même question du bruit des souffleurs à feuilles, sauf que le règlement sur ce point fut battu en cour sur la plainte d’un citoyen.
Céline Forget a répondu qu’elle avait appelé l’école en leur demandant de baisser le son des haut-parleurs, mais qu’ils ne l’avaient pas fait. Selon elle, le problème ne réside pas dans le bruit que font les enfants dans une cour d’école, mais le niveau sonore des haut-parleurs lors des animations et des récréations. Elle a également rappelé que le règlement municipal concernait les appareils de son et pas les activités des enfants.
Des propos repris par Ana Nunes et Marie Potvin qui ont voté contre une modification dudit règlement, puisque selon elles, il ne concerne pas le bruit des enfants dans les cours d’école.
La campagne s’invite au conseil
Charles Prévost et Bertrand Nepveu, tous deux candidats au poste de conseiller d’arrondissement, se sont succédé au micro pour commenter le travail de la conseillère Céline Forget.
Une partie de la salle a rappelé que le débat politique n’avait pas lieu d’être lors d’une séance du conseil d’arrondissement, mettant en balance les commentaires lors du discours de Louis Moffatt en début de session.
Toutefois, Étienne Coutu, candidat à la mairie d’Outremont a tenu à faire un bref bilan des quatre dernières années de la mairesse. Pour contrebalancer son propos, Marie Cinq-Mars lui a rappelé les nombreuses réalisations de son mandat et de son équipe en ajoutant : «on ne peut pas tout faire en même temps… ». Et que certains projets demandent plus de temps qu’une simple mandature.
Trouver un décideur
Marc Poulin a rappelé les incidents conséquents au bris d’aqueduc sur la rue Brunante. «Comment les citoyens peuvent avoir accès à des responsables, des élus, des décideurs en cas de crise comme celle que nous avons traversée dans notre quartier l’hiver passé?»
«On a déneigé la rue du collège Stanislas pendant des congés scolaires, alors que la rue Brunante restait embourbée dans un bris d’aqueduc qui menaçait nos maisons! Peut-on prévoir un contremaître de garde à même de prendre des décisions quant aux travaux d’urgence?»
La mairesse a rappelé que le 311 devait pouvoir répondre aux urgences et qu’il y a toujours dans l’arrondissement un élu, le maire ou son suppléant qui reste toujours en lien avec les services techniques en cas de problème. L’incident dont il était question est malheureusement arrivé le surlendemain de Noël lors d’une carence du calendrier auquel on a désormais remédié.
Vols et visites de domicile
Alexandre Lefebvre a fait part de ses inquiétudes quant aux vols dans les véhicules et des visites de domicile. «On n’en a parlé autour de nous et 95% des gens ont aussi eu des visites de domicile. Y a-t-il moyen d’augmenter les rondes policières ou de mettre en place une surveillance entre voisins de type »neighbours watch » ?»
Les élus ont rappelé la nécessité de déclarer ce type d’incident afin d’en documenter les statistiques, mais aussi les habitudes des malfaiteurs pour demander plus de surveillance et d’intervention.
Autres questions
Jean-Marie Doizy a rappelé combien le chalet du parc de Joyce était en piteux état. «Il ne fait pas honneur à son parc…». La mairesse a dit prendre les résolutions nécessaires pour le réparer, à défaut de le restaurer, pour la saison prochaine.
Fadi El Hajal a demandé si un autre endroit était prévu pour la crémation des pains en mars prochain. La mairesse a répondu que l’arrondissement avait une obligation d’accommodement, mais que cela devait se faire selon les règles de sécurité et de voisinage.
Puis elle a laissé la parole au directeur de l’arrondissement Normand Proulx quant au suivi de ce dossier auprès des représentants de la communauté hassidique avec qui, selon lui, les négociations vont bon train.