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Une semaine pour persévérer

Joanny-Furtin Michel - TC Media
Cette semaine du 11 au 15 février ont lieu les Journées de la persévérance scolaire (JPS), partout au Québec. Plusieurs institutions, et pas seulement scolaires, auront multiplié les actions pour sensibiliser le public à l’encouragement nécessaire des décrocheurs potentiels.

«Une équipe autour d’un jeune, c’est ses parents, ses amis, ses cousins, sa famille, ses professeurs, son directeur d’école… n’importe qui pouvant l’aider à atteindre son vrai potentiel», a déclaré la quadruple médaillée olympique en plongeon Émilie Heymans, conceptrice de mode, et l’une des trois porte-parole de cette troisième édition des JPS.

Pour commencer, huit élèves de l’école secondaire Saint-Laurent et du Centre d’éducation des adultes Outremont sont parmi les récipiendaires des bourses d’études Accroche-toi. Ces bourses, remises par le Carrefour Jeunesse Emploi de Saint-Laurent, en collaboration avec la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, récompensent des jeunes qui s’illustrent dans leurs démarches de retour aux études, de persévérance et de réussite scolaire.

Tout au long de la soirée de remise des prix, les intervenants ont présenté le parcours des jeunes en expliquant les difficultés qu’ils ont dû surmonter et la détermination dont ils ont su faire preuve pour atteindre leur but. «Quand ils constatent que le directeur de leur établissement, une enseignante et une conseillère d’orientation se sont déplacés pour les encourager, les jeunes prennent pleinement conscience de l’importance de leur cheminement», a expliqué Sylvie Roy, conseillère pédagogique aux SARCA (Services d’accueil, de référence, de conseil et d’accompagnement) de la (Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), lors de la soirée.

Un temps de reflexion

Pour persévérer, raccrocher, réussir, il faut des bourses, mais surtout des encouragements. «Les jeunes ont besoin d’encouragements chaque jour. Ils ont besoin de se sentir compris et d’avoir un petit coup de pouce ou un petit mot d’encouragement pour persévérer», a commenté Catherine Girard-Audet, auteure de littérature jeunesse, et l’une des porte-parole des JPS.

Dans ce sens, les YMCA du Québec, et notamment le Y du Parc, ne sont pas en reste pour lutter contre le décrochage scolaire. En collaboration avec plusieurs écoles secondaires, le programme YMCA Alternative Suspension vise à réduire le décrochage scolaire. Ce programme propose un temps d’arrêt pour le jeune, dans un milieu extérieur à l’école, qui a un impact majeur sur son comportement afin de transformer le temps passé à l’extérieur de l’école en succès pour l’élève.

Créé à l’automne 1999 par les YMCA du Québec, YMCA Alternative Suspension répondait initialement à la demande d’une école secondaire, inquiète de voir ses élèves suspendus se retrouver dans la rue sans aucun encadrement. « Le programme, d’une durée de trois à cinq jours, se divise en deux volets : la valorisation et actualisation des compétences personnelles et sociales des jeunes participants au programme; puis un temps de réflexion permettant aux participants de moduler leur position face à l’école et transformer ce temps d’arrêt en succès », explique Charles Durivage, conseiller en relations publiques.

« Il s’agit pour le jeune de vivre cette période de crise d’une façon constructive, de prendre conscience des problèmes de comportement et leurs racines et réduire ses conduites impulsives et perturbatrices, afin d’identifier ce qui le valorise et le motive face à l’école. Les professionnels scolaires et les parents remarquent des changements d’attitude et de comportement au moins à court terme pour 85% des jeunes référés au programme, et des effets à moyen terme pour la moitié d’entre eux. » Fort de ce succès, YMCA Alternative Suspension a plus de 20 points de service au Québec. Repris au niveau national, il ferait même des émules en France.

Un site encourageant

Les répercussions du décrochage scolaires sont bien réelle : chômage plus élevé, revenu annuel inférieur, risque supérieur de dépression à l’âge adulte, espérance de vie inférieure.

Les données officielles les plus récentes du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport pour la région montréalaise, sont toutefois encourageantes. En 2010, le taux de diplomation avant l’âge de 20 ans était de 67,8%. En 2011, ce taux progressait à 70,8%.

«En visitant www.jembarque.ca, il est possible de démontrer en quelques clics à un jeune à quel point on est fier de lui», affirme Gilles Petitclerc président de Réseau réussite Montréal et directeur général de la Commission scolaire de Montréal (CSDM)

La relation maître-élève

« Au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM), la relation maître-élève est une des clés de la persévérance scolaire », affirme le directeur général Yves Petit en rendant hommage à son personnel. « Notre équipe-école a développé une série d’initiatives pour suivre de près la progression de chaque élève, sur le plan pédagogique et dans son développement personnel. »

Différentes activités de soutien pédagogique sont offertes aux élèves et le Pensionnat offre des périodes d’étude surveillée et, pour certains élèves, d’étude dirigée par des enseignants. « Au-delà de tous ces services, c’est la relation entre les enseignants et les élèves qui fait toute la différence. Quotidiennement, on voit des enseignants et des élèves assis ensemble sur les bancs des corridors pendant les pauses. Et ce climat d’écoute, d’empathie pousse nos élèves à croire en elles-mêmes. »

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