Le Centenaire a trouvé sa place
«Cette Place du Centenaire réaménage en l’agrandissant le parc initial Monsignore-Doran», a rappelé le maire Philippe Roy. «Cette initiative de la Société des festivités du centenaire a été élaborée bénévolement par Wendy Graham, architecte paysagiste monteroise.»
«Peter Soland, l’architecte de cet espace a su inscrire les symboles les plus emblématiques de la cité modèle pour commémorer en plein coeur de la ville les cent premières années de Mont-Royal.»
Ainsi, un muret en forme de banc, formé de plusieurs tronçons de granit noir ponctués de lumières, porte la ligne du temps où les décennies sont marquées d’une pierre blanche.
Sur ce muret, tout commence par trois melons de Montréal en bronze, une réalisation d’Arte5 qui conçoit des objets d’art sur mesure. «Nous avons cherché la forme des melons d’origine à partir de photos d’archives», indique son vice-président Jean-Gilles Caron.
Puis le muret surplombe une rigole d’évacuation des eaux de pluie, évoquant ainsi le tunnel et la voie ferrée à l’origine de Mont-Royal. Puis gravés sur chaque tronçon, quelques mots, une déclaration qui rappelle la particularité de la cité jardin.
Tout commence avec les mots de Frederick Gage Todd, l’architecte paysagiste américain qui réalisa le premier plan d’aménagement de Mont-Royal et dont les lignes prévalent encore dans l’urbanisme de la ville.
Puis ceux du ministre Paul Sauvé, lors de l’inauguration du nouvel hôtel de ville en 1948; ceux du maire Dawson, de feue la mairesse Vera Danyluk, et du maire du »centenaire », Philippe Roy.
Des mots ainsi gravés dans la pierre sombre qui, en bout de ligne, cette ligne de temps sculptée, s’élève comme une promesse de ce second centenaire qui ne fait que commencer…
Minh-Diem Le Thi, Erin Kennedy, Melpa Kamateros, John Miller, Daniel Robert et Joseph Daoura, le conseil municipal au grand complet était présent lors de cette inauguration, accompagné de Mme Fortin qui représentait le député Pierre Arcand; et Howard Liberman pour le député Irwin Cotler.
Philippe Roy a tenu à rendre hommage à Roger Daoust, décédé quelques jours plus tôt. Descendant d’une famille qui, déjà en 1912, exploitait le melon de Montréal sur ces terres agricoles qui deviendront Mont-Royal, Roger Daoust avait beaucoup contribué aux festivités du Centenaire par ces souvenirs, ses photos et les items conservés par sa famille.