Un shaputuan à l'UdeM
Pendant ces 5 jours, diverses activités sont organisées à l’UdeM afin de sensibiliser la communauté universitaire et les Montréalais des quartiers environnants à la culture et aux traditions autochtones, mais aussi de montrer la réalité actuelle de ces communautés.
Présente lors de la cérémonie d’ouverture du shaputuan lundi matin en présence de Ghislain Picard, chef régional de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, la ministre déléguée aux Affaires autochtones du Québec Élizabeth Larouche a fort justement abordé «les problèmes de dépendances, de racisme et de violences que traversent surtout les femmes autochtones. Une condition féminine à laquelle est sensible le Secrétariat des affaires autochtones», a déclaré la ministre Larouche
Ateliers de médecine traditionnelle, wapikoni mobile, état de santé des Premières Nations, droit des autochtones, condition des femmes, insertion professionnelle, jeunesse, soutien aux étudiants, soirées slam, poésie et contes; et nuits sous le shaputuan font partie des activités qui auront lieu jusqu’à vendredi, dans le shaputuan et à l’intérieur du pavillon Claire-McNicoll à l’UdeM
«Si les premiers colons ont pu construire un pays ici, c’est grâce au savoir et l’aide des peuples autochtones, a souligné Guy Breton, recteur de l’UdeM. «Il y a encore trop peu de professeurs, d’employés et surtout d’étudiants autochtones au sein de notre établissement. Quatre l’an passé, 16 cette année, c’est bien, mais les statistiques annoncent que 8% seulement des étudiants autochtones sont diplômés contre 32% des étudiants »canadiens ».»
Ghislain Picard a entamé un discours en langue autochtone qu’il a ensuite traduit en déclarant entre autres, que le shaputuan était «avant tout un lieu d’enseignement et il n’y aura jamais trop de ces rencontres entre les peuples autochtones et les autres communautés du Québec», avant d’inviter les visiteurs à venir «dormir dans le shaputuan… pour mieux rêver.»
«Je souhaite tout particulièrement que le message de l’UdeM se rende jusqu’aux jeunes autochtones et déclenche chez plusieurs le désir de poursuivre des études universitaires», a ajouté Stanley Vollant, qui marche des milliers de kilomètres chaque année pour convaincre les jeunes, par l’exemple, que le savoir mène à l’émancipation.
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