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Ruelles, stationnements… et relations communautaires

Joanny-Furtin Michel - TC Media
Robert Spickler et Rachiiko Hanano ont questionné les élus à propos de ruelles vertes. «La ruelle derrière Champagneur est fréquemment empruntée par les élèves de l’école PGLO et les graffitis y sont monnaie courante. Prévoyez-vous d’embellir d’autres ruelles, car les aménagements verdoyants ont des effets positifs et calmants pour apaiser l’achalandage?»

«On ne veut pas imposer les ruelles vertes aux résidents, a répondu la mairesse. Il faut que les citoyens et les résidents concernés s’engagent et montent un groupe de travail et un projet. Oui, on souhaite embellir, mais dans le cadre d’une entente entre les porteurs du projet et l’arrondissement.»

À ce titre, Claude Rainville a demandé ce qu’il en était pour la ruelle Ducharme. «Les bacs à fleurs devraient être livrés d’ici quatre semaines», lui a-t-on répondu.

Peter Paganuelli est venu défendre la position de l’église orthodoxe Saint-Nicolas à propos du moratoire et d’un éventuel groupe de travail sur l’aménagement d’un nouveau règlement. En charge de constituer ce groupe Ana Nunès a commencé ses consultations pour y rassembler différentes personnes. M. Paganuelli a souhaité en faire partie.

La conseillère indépendante Céline Forget a demandé pourquoi ce comité parallèle se constituait sans avis du conseil d’arrondissement. La mairesse a précisé que Mme Nunès reviendrait ultérieurement devant le conseil lorsqu’il serait formé.

Pierre Joncas a questionné l’autorité de la mairesse sur les services policiers, regrettant qu’elle n’ait pas fait appel aux services policiers de la Ville centre pour calmer le jeu lors des événements du 8 mars dernier, quand la conseillère Forget fut invectivée dans une rue d’Outremont.

Christian Bouvet a demandé si l’arrondissement mettrait en place un plan de réflexion sur le développement de la communauté hassidim dans les décennies à venir. Pour illustrer sa question, son préambule a fourni plusieurs chiffres concernant cette communauté qui représente actuellement un quart de la population d’Outremont et dont le développement s’annonce, selon lui, exponentiel.

«Pourrait-on inviter les représentants de la communauté hassidim pour planifier avec eux leurs attentes et leurs besoins, pour les 5 à 15 prochaines années en termes d’espaces collectifs, de logements, etc.» Le conseil dit ne pas envisager de telles approches.

Pierre Lacerte a déposé «une pétition de plus de 250 signatures de tous les coins d’Outremont, pour demander la destitution du CCU (Comité consultatif d’urbanisme). «Les faits énoncés dans cette pétition ne me semblent pas avérés», a répondu Louis Moffatt, conseiller responsable du CCU. Le ton a monté rapidement calmé par la mairesse.

Dans le cadre de sa seconde question, M. Lacerte a demandé si les élus étaient au courant de l’incident qui s’est déroulé le vendredi 4 mai à 17h30 sur la rue Bernard? Deux véhicules ont bloqué la circulation de l’autobus 160. Des hassidim en sont descendus pour demander à la chauffeuse du bus d’ouvrir les portes afin d’y interpeller deux personnes.

L’employée de la STM a refusé et devant l’insistance de ce qui ressemblait à un service d’ordre, elle a enclenché l’appel d’urgence afin d’obtenir de l’aide du SPVM le plus proche à savoir le poste de quartier 24.

Visiblement les élus n’étaient pas au courant, et d’autres vérifications sont en cours dont nous reparlerons la semaine prochaine.

(À suivre…)

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