Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est

Des résidents de l’île Sainte-Thérèse interpellent Chantal Rouleau

La manifestation a eu lieu à Pointe-aux-Trembles. Photo: Gracieuseté/ACIST

Des manifestants se sont réunis le 29 octobre devant les bureaux de la députée de Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau. Ils ont dénoncé que Québec souhaite expulser plusieurs résidents de l’île Sainte-Thérèse alors qu’un projet de parc écotouristique est dans les cartons pour ce territoire.

Selon les organisateurs de l’événement, environ une quarantaine de personnes ont manifesté pour dénoncer les démarches entamées il y a plus de cinq ans par le gouvernement du Québec pour expulser des résidents de l’île accusés d’occuper le territoire d’état illégalement. Ces avis d’expulsion sont contestés par quelques dizaines d’entre eux, qui doivent en principe passer en cours en 2022.

La présidente et porte-parole de l’Association de la communauté de l’île Sainte-Thérèse (ACIST), Fannie Martin, a imploré la ministre Rouleau de «ne pas détourner le regard pendant qu’une communauté est dépossédée et déracinée». Dans un discours publié sur Facebook, elle évoque que cette expulsion de Québec  serait motivée par le projet de développer parc écotouristique sur l’île Sainte-Thérèse, pour lequel le financement du plan directeur a été annoncé en septembre dernier. Mme Martin ajoute lors d’un entretien téléphonique que les résidents souhaiteraient collaborer à la mise sur pied du parc écotouristique.

Lucie Fillion Lépine, résidente de l’île depuis 53 ans, a pour sa part affirmé  qu’il est «inimaginable» de devoir annoncer à ses petits-enfants qu’il faut quitter l’île. «Je demande aux élus d’être humains, d’être à l’écoute, de ce que [représentent] des années de vie et de souvenirs que vous voulez détruire».

Rendre le site accessible à tous

Appelée à réagir, la députée Chantal Rouleau indique ne pas pouvoir commenter la situation des occupants de l’île ni les motivations de Québec dans ce dossier, comme il est judiciarisé.

«Aussitôt qu’on aura l’avis du juge, on va pouvoir aller de l’avant. Ce qui est important, et ce sur quoi je travaille depuis des années avec Varennes, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et l’arrondissement [Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles], c’est d’enfin pouvoir offrir ce joyau dans l’est de Montréal et permettre l’accessibilité à l’ensemble de la population», dit-elle.

Peu importe le résultat des procédures judiciaires, Mme Rouleau est d’avis que le projet de parc écotouristique ira de l’avant. Elle ajoute que Québec collaborera avec «les parties prenantes» pour son développement.

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