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Érosion des berges: pas de danger important au parc Pierre-Payet

Les berges du parc Pierre-Payet. Photo: Coralie Hodgson, Archives Métro Média

Bien que la détérioration des berges du Saint-Laurent en bordure du parc Pierre-Payet se soit accrue au cours des dernières années, l’érosion ne présenterait pas de danger majeur pour les citoyens et les infrastructures.

Inquiet de la détérioration des berges près de chez lui, un citoyen de Pointe-aux-Trembles avait fait part du problème au député fédéral de La Pointe-de-l’Île, Mario Beaulieu, à l’été 2020. Ce dernier s’était alors tourné vers le Comité ZIP Jacques-Cartier, qui avait quant à lui mandaté l’entreprise Terraformex pour réaliser une étude visant à déterminer la présence d’érosion et évaluer sa dangerosité.

Le rapport, qui n’a pas encore été rendu public, conclurait que 72% des berges du parc, qui font environ un kilomètre de long, seraient touchées par l’érosion, explique Margaux Dubé, coordonnatrice de projet au comité ZIP Jacques-Cartier.

La situation ne représenterait cependant pas de risque majeur pour la sécurité des citoyens ni pour les infrastructures. Seuls 4% des berges seraient considérées comme «problématiques», mais sans représenter de risque grave.

Planter des arbres

Des arbres situés le long des rives, dont plusieurs ont déjà des racines exposées, seraient toutefois inévitablement destinés à tomber d’ici «plusieurs années», explique Mme Dubé.

Le rapport recommanderait ainsi de planter à moyen terme de nouveaux arbres à l’arrière de ceux déjà en place. Cela pourrait en quelque sorte «remplacer» ceux qui sont destinés à tomber et aussi aider à stabiliser les sols.

L’étude de caractérisation aurait également permis à Terraformex d’observer la présence de déchets de béton, de métal et de bois le long du parc. Il serait donc recommandé qu’un nettoyage des berges soit organisé à court terme, ajoute Mme Dubé.

Une érosion naturelle accélérée par les crues

Mais qu’est-ce qui cause cette érosion des berges dans ce secteur? Mme Dubé répond qu’il s’agirait d’une érosion d’origine fluviale, c’est-à-dire causée par «le déferlement de vagues générées par le vent, mêlé à de fortes pluies».

L’érosion aurait été accélérée par les fortes crues printanières de 2017 et 2019, des événements «exceptionnels» et «très peu prévisibles», notamment en raison des changements climatiques.

«Si on avait une crue extraordinaire cet été, il faudrait sûrement refaire une caractérisation pour voir s’il y a besoin d’agir en urgence», ajoute-t-elle.

L’hypothèse selon laquelle le trafic maritime aurait causé de l’érosion aurait ainsi été écartée par Terraformex.

Le comité ZIP souhaite présenter les résultats du rapport aux citoyens l’automne prochain. Le service des communications de l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles indique pour sa part que le rapport ne peut être commenté pour l’instant, le comité ZIP ne l’ayant pas encore déposé et les élus n’ayant donc pu en prendre connaissance.

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