Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est

Pointe-aux-Trembles: une étude pour comprendre l’érosion des berges

Denis Bornazai s'inquiète de l’érosion des berges du Saint-Laurent dans Pointe-aux-Trembles. Photo: Coralie Hodgson/Métro Média

Les berges du Saint-Laurent en bordure du parc Pierre-Payet se dégradent. Le Comité zone d’intervention prioritaire (ZIP) Jacques-Cartier a commandé une étude pour comprendre les causes et le niveau de dangerosité de cette érosion. 

Denis Bornazai habite en face du parc Pierre-Payet depuis une trentaine d’années. Depuis quelque temps, il constate une détérioration de l’état des berges.

«On ne voyait pas ça avant. Si ça continue, ça va tomber», dit-il en montrant une série de trembles dont les racines sortent de terre.

«Il n’y a rien qui retient le terrain. Avant, il y avait des arbustes sauvages.»

Inquiet, M. Bornazai a fait part de ce problème à Mario Beaulieu à l’été 2020. Après avoir constaté l’effritement des berges, le député fédéral de La Pointe-de-l’Île s’est tourné vers le Comité ZIP Jacques-Cartier.

 «C’est tellement avancé comme érosion qu’on sait que ce n’est pas récent», soutient Élise Mercure, directrice générale par intérim de cet organisme dédié à la protection et à la réhabilitation des rives du Saint-Laurent.

Ce dernier a d’ailleurs constaté la détérioration de ces berges en 2019 lorsqu’il a fait une caractérisation des rives du fleuve Saint-Laurent.

Comprendre les causes

Si l’érosion est évidente, ses causes le sont moins. 

Denis Bornazai croit que la hausse du niveau de l’eau du fleuve Saint-Laurent et l’augmentation «incroyable» du trafic maritime accélèrent le phénomène.

C’est entre autres pour valider ce type d’hypothèses que le Comité ZIP Jacques-Cartier a signé un contrat avec Terraformex, une firme qui réalise des projets de consultation.

L’étude, qui coûtera quelques milliers de dollars, est financée par l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT) et le bureau de Mario Beaulieu.

Selon un document de l’arrondissement RDP-PAT, l’avis technique de Terraformex inclura une caractérisation hydrogéomorphologique des berges et la production de cartes illustrant la localisation des foyers d’érosion. La dangerosité de l’érosion pour les infrastructures, ses causes et des pistes de solution seront également abordées.

Les conclusions de Terraformex permettront au Comité ZIP Jacques-Cartier de produire son propre rapport d’ici mars 2022. Une deuxième phase, qui inclurait les riverains, est aussi prévue.

Un phénomène répandu?

Il ne s’agit pas du premier problème d’érosion documenté dans l’est de Montréal.

Montréal-Est a été confronté à ce problème dans les dernières années. Le Comité ZIP Jacques-Cartier avait attribué le phénomène aux «hauts niveaux d’eau, au passage des glaces pendant le printemps, mais aussi [à] certaines embarcations de plaisance, qui vont vite et font des vagues qui viennent contre les rives, comme les motomarines».

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