Francine Lalonde, ancienne députée de la Pointe-de-l'Île, décédée
« Elle s’est battue jusqu’à la fin », commente son conjoint, Guy Lamarche au lendemain du décès.
Âgée de 73 ans, Mme Lalonde avait annoncé en 2010 qu’elle quitterait la vie politique pour prendre soin de sa maladie.
Ancienne ministre déléguée à la Condition féminine dans le gouvernement de René Lévesque, la députée a été réélue six fois dans la circonscription de la Pointe-de-l’Île.
En 2008, elle avait remporté son siège haut la main, par plus de 56% des voix contre 16% pour son plus proche adversaire, le candidat libéral Oumy Sarr.
Mme Lalonde est décédée dans son lit, près de son mari, comme elle le souhaitait. « Nous en avions parlé tout récemment et elle m’avait dit qu’elle voulait mourir chez elle. Elle ne voulait pas aller dans une maison de soins palliatifs », confie M. Lamarche.
L’ex-députée bloquiste avait été également porte-parole des affaires étrangères de 1999 à 2009 ainsi que la première femme vice-présidente de la CSN.
« Je suis très fier de ce qu’elle a réussi à accomplir tout au long de sa vie. C’était une femme admirable, signifie M. Lamarche qui a passé 17 ans avec Mme Lalonde. Je me sens triste et je me sens seul parce que je l’aimais beaucoup, nous étions très unis et sa maladie nous a unis davantage. »
La grande dame de l’Est
Les réactions des différentes personnalités publiques suite au décès de Mme Lalonde ne se sont pas fait attendre.
« J’ai eu l’occasion de rencontrer Mme Lalonde plusieurs fois, signale Robert Coutu, maire de Montréal-Est. C’était une grande dame, elle était inspirante et très engagée auprès de la communauté. Elle nous a appris des bonnes valeurs et surtout à être proches de nos citoyens. »
L’actuelle députée de la Pointe-de-l’Île, Ève Péclet, a également salué le courage de Mme Lalonde à travers un communiqué diffusé au lendemain du décès.
« C’est avec grande tristesse que j’ai appris aujourd’hui le décès de Mme Francine Lalonde qui a travaillé d’arrache-pied pendant 18 ans pour les gens de notre communauté. Sa force, son courage et sa détermination ont fait d’elle l’une des députées les plus appréciées et respectées, autant à la Chambre des communes que dans la circonscription. Elle a été une inspiration pour moi, tant au niveau des valeurs sociales-démocrates qu’elle défendait ardemment, ou encore du travail qu’elle a accompli. »
Finalement, c’est Nicole Léger, députée de Pointe-aux-Trembles et ministre de la Famille qui a rendu hommage à la politicienne décédée.
« Je suis très touchée par le décès de ma compagne de route de l’est de Montréal de 1993 à 2011. Elle a toujours lutté contre les inégalités sociales et a réalisé ses mandats avec ténacité et sensibilité. Elle a su gagner le cœur des gens de La Pointe-de-l’Île et de Montréal, je peux en témoigner encore aujourd’hui. Pour moi, ce n’est pas qu’une collègue qui nous quitte, mais une amie », mentionne Mme Léger.