Des Pointelières excellent dans le cheerleading
Pointe-aux-Trembles serait-il un pôle d’excellence du cheerleading à Montréal? Une chose est sûre, une dizaine de Pointelières se sont distinguées aux Championnats du monde de cette discipline, fin avril, à Orlando, aux États-Unis. Elles ont terminé à la 3e et 6e place. Leur rêve de petite fille est devenu réalité.
Camille Robinette, 19 ans, fait partie de l’équipe des Fiercecats, un club lavallois des Cheermotions Allstars, depuis deux ans. Celle qui a commencé il y a sept ans à l’école secondaire de la Pointe-aux-Trembles, n’en revient toujours pas.
« Participer aux championnats du monde a toujours été un rêve que je croyais inaccessible. Mais une fois que l’avion a atterri à Orlando, je me suis dit, ça y est j’y suis, je suis aux mondiaux », se souvient-elle avec une émotion encore palpable dans la voix. »
Camille n’est pas la seule à avoir commencé le cheerleading à l’école secondaire de la Pointe-aux-Trembles. C’est le cas de Marie-Pier Bourdeau, sa partenaire dans les Fiercecats, et de Mélissa Labine, membre des Fearless, aux Flyers de Pierrefonds.
« Notre équipe a obtenu la médaille de bronze à ces mondiaux, et s’est classée numéro un au Canada. C’est la première fois que l’on participait à une compétition de ce niveau. Je me souviendrais toujours des paroles de mon entraîneur après la compétition, qui nous a dit : » vous avez fait l’impossible les filles « . Eux aussi ont fait l’impossible, et je ne les remercierai jamais assez pour ça », témoigne Mélissa.
La rigueur et l’esprit d’équipe
Même si les trois Pointelières ont encore des étoiles dans les yeux, il n’en reste pas moins qu’elles n’oublient pas les épreuves qu’elles ont dû surmonter pour en arriver là.
« C’est un sport exigeant, confirme Marie-Pier. Il faut très bien s’organiser, car on ne peut pas laisser tomber l’équipe à n’importe quel moment. Mais, entre les cours, le travail à temps partiel et les entraînements, ce n’est pas facile », confie la jeune fille, qui a pris l’habitude de réviser entre amis dans son auto pendant les trajets entre les compétitions.
Avec ses 15 heures d’entrainement par semaine, Camille, partage cet avis.
« C’est la mort! Je me lève, je vais à l’école, ensuite au travail, aux entraînements, et en plus je suis coach à l’école secondaire de la Pointe-aux-Trembles depuis quatre ans. Alors quand j’ai un peu de temps, je fais mes devoirs et je vois, à l’occasion, mon copain. Mais malgré tout, j’ai vraiment aimé ça. »
Et pourtant, elle a pris la décision de ne pas poursuivre l’an prochain. Mélissa non plus n’en est pas certaine. « Il y a beaucoup de filles qui ont arrêté à cause de leur horaire. La fatigue entraîne pas mal de blessures également. Mais on ne peut pas manquer les entraînements, alors on s’arrête quelques jours, et on revient en essayant de ne pas nous faire plus mal. »
Toutes les filles s’accordent à dire que l’esprit d’équipe permet de tenir le rythme.
« Les filles, c’est la famille. On est là les unes pour les autres, on est soudé. Cela nous permet de nous dépasser, et de toujours nous améliorer », confie Marie-Pier, qui a décidé de continuer le cheerleading. Mais, elle sait qu’elle devra, à un moment, dire au revoir à sa passion.