L'arrondissement fortement touché par le diabète
Annabelle Leclair
Le territoire de la Pointe-de-l’Île est l’un des plus touchés par le diabète sur l’île, mais c’est Rivière-des-Prairies qui remporte la palme. En comparaison, la moyenne sur le territoire montréalais affiche un pourcentage de 7,6 % des adultes ayant le diabète.
Pour expliquer la prévalence du diabète sur le territoire, Denise Julien, coordonnatrice des services généraux au CSSS de la Pointe-de-l’Île, avance quelques hypothèses.
« Certaines communautés ethniques, comme les Haïtiens ou les Italiens d’origine, par exemple, ont plus tendance à développer le diabète, en raison de leur alimentation. »
Elle fait le rapprochement entre cette hypothèse et le fait qu’il y ait une grande concentration de ces communautés sur le territoire.
Il faut également étudier divers facteurs déterminants de la santé pour expliquer la concentration de diabétiques dans l’arrondissement.
« On est sur un territoire où le taux d’obésité est élevé », explique Mme Julien.
Or, l’alimentation, le manque d’exercice physique et l’obésité sont des facteurs importants dans l’apparition de maladies chroniques comme le diabète.
L’enquête TOPO 2012 mené par le directeur de la santé publique auprès de 11 000 Montréalais, a permis de statuer que 16 % des adultes montréalais souffrent d’obésité et que 21 % des citoyens de 15 à 69 ans ont un faible niveau d’activité physique.
Cette même enquête souligne que le territoire de la Pointe-de-l’Île affiche le plus haut taux, 40 %, de maladies chroniques dont le diabète fait partie.