Marc Tanguay et le leadership
La passion qu’a M. Tanguay pour la politique ne date pas d’hier. Tout au long de sa vie, il s’est intéressé à la res publica, la chose publique, a-t-il souligné aux 31 élèves de quatrième et cinquième secondaires venus l’écouter.
Quand il était jeune, a-t-il raconté, il a habité près des bois, dans la région de Québec. « On entendait les loups crier dans la forêt. Ça, je m’en rappellerai toujours. »
Cette image de la peur lui est restée gravée dans la mémoire. Ce sentiment d’insécurité demeure pour lui fondamentale, car elle représente l’adversité dans la vie de tous les jours. C’est par cette digression du côté de son enfance que le député a entamé son exposé sur sa vie universitaire et professionnelle.
Très tôt, il a mis ses énergies dans un domaine d’études lié aux affaires publiques, la politique. « C’est une passion que j’ai toujours trouvée noble », a indiqué l’homme âgé de 39 ans.
Ne trouvant pas d’emploi, il a bifurqué vers le droit, un domaine connexe qui lui offrirait de meilleurs débouchés.
Se donner soi-même
Le député a travaillé comme avocat à différents endroits. Il a notamment été directeur de la conformité pendant trois ans dans une société privée. Pendant cette période, il s’est assuré que l’entreprise n’était victime ni de fraudes internes ni de fraudes externes.
« Vous avez tous un bon jugement. Fiez-vous à votre jugement », a-t-il lancé aux jeunes leaders après avoir relaté une anecdote liée à ce travail. Pour M. Tanguay, il est primordial de se faire confiance et de se fier à son jugement.
« Quand on a une passion dans la vie, il faut savoir se mettre à risque », a-t-il ensuite souligné en parlant de son engagement bénévole comme président du Parti libéral du Québec, dès 2009.
« Si vous trouvez votre passion, vous allez réussir. Vous être condamnés à la réussite. […] Ça ne sera pas facile, mais vous allez mettre les efforts nécessaires. »
Questionné par un élève sur ce qu’est un bon leader, M. Tanguay a répondu que ce dernier doit être capable de trois choses : de cibler un problème, d’y amener une solution et d’être capable d’interagir avec les autres. Cette qualité de meneur, « on l’applique dans nos vies et dans la vie en société également », a-t-il tenu à rappeler.
M. Tanguay a terminé sa prestation en répondant à six questions d’histoire politique, questions auxquelles il a répondues sans problème. En août dernier, il était arrivé deuxième après le péquiste Pierre Duchesne à un questionnaire dirigé par La Presse portant sur l’histoire.
Les prochaines formations sur le leadership seront offertes par M. Benjamin, la députée fédérale d’Honoré-Mercier Paulina Ayala et la mairesse de l’arrondissement Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles Chantal Rouleau.
Le projet des jeunes leaders vise, à travers la médiation par les pairs, à diminuer l’influence des gangs de rue et à encourager les jeunes à se responsabiliser.