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L’arrondissement doit aller de l’avant

Dans le but de poursuivre la septième phase du projet immobilier du Faubourg Pointe-aux-Prairies, les élus de l’arrondissement ont octroyé deux contrats à des firmes citées à la commission Charbonneau, pour la surveillance et le contrôle qualitatif des travaux de construction d’égouts, pour un montant total de 82 765 $.

Le Groupe ABS a reçu un contrat de 20 672 $ alors que la firme Les Consultants S.M inc a obtenu un contrat de 62 093 $.

La mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, a mentionné que conformément au protocole d’entente, il fallait considérer toutes les entreprises soumissionnaires même si plusieurs d’entre elles ont été citées à la commission Charbonneau.

« Malgré tout ce qui a été mis à jour relativement à la collusion et malgré le portrait que l’on trace à la Commission à la suite des témoignages concernant les firmes de génie, la situation demeure complexe et difficile à la Ville et dans les arrondissements », a mentionné Mme Rouleau.

Se référant aux contrats que son administration venait d’octroyer, la mairesse a indiqué qu’il n’y avait pas d’autres firmes qui puissent réaliser ces travaux. « Il est impératif d’accorder les contrats, car sinon, on paralyse la continuité des projets », a-t-elle souligné.

Des actions à venir

Selon Mme Rouleau, il faut garder en tête que les récentes révélations entendues à la commission Charbonneau sont prises en considération. Elles contribuent aussi à trouver des solutions pour que les arrondissements n’aient plus les mains liées lorsque vient le temps d’attribuer un contrat.

« La bonne nouvelle, c’est qu’on sait ce qu’il se passe et ce qu’il s’est passé. À partir de là, il sera possible de mettre en place des actions, mais d’ici là les choses doivent quand même avancer », a-t-elle laissé entendre.

Elle souligne qu’il est aujourd’hui possible de résilier un contrat lorsqu’une firme contrevient à la politique de gestion contractuelle.

La mairesse, qui siège à la commission sur les examens de contrat, assure que des solutions seront trouvées dès les prochains mois.

« On a besoin de surveillance et on ne veut pas paralyser la Ville et les arrondissements. Il faut trouver des moyens pour poursuivre le travail sans nécessairement détruire l’industrie de la construction, qui est le fleuron de l’économie québécoise », a-t-elle exposé.

« Ce n’est pas la première fois qu’on voit qu’il y a de la collusion dans un domaine. Il y a des pays qui ont pu aménager des solutions correctes pour les citoyens, puis permettre de poursuivre les activités économiques. Loin de nous l’intention de freiner le développement. On regarde ce qui se passe ailleurs et on s’en vient avec des propositions », assure-t-elle.

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