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Un PDQ plus près et mieux organisé

Depuis un peu plus d’un an, François Houle assure le commandement du PDQ 49, qui dessert le territoire de Pointe-aux-Trembles–Montréal-Est. Son visage est de plus en plus connu et reconnu parmi la population puisqu’il fait de la proximité l’une de ses grandes priorités.

D’ailleurs, si le commandant a accepté de faire son bilan aux lecteurs de l’Avenir de l’Est, l’exercice avait été fait avec les différents partenaires du poste de quartier (PDQ) 49. Il faut dire que, grâce à son engagement dans différents comités, le PDQ a tissé de nombreux liens avec des organismes locaux.

Des policiers près des gens

Les projets actifs, ce que le commandant appelle sa « vision », sont la pierre angulaire de son approche. C’est en quelque sorte le guide de conduite des policiers lorsqu’ils doivent interagir avec les partenaires et les citoyens. L’« écoute », une réponse « éclaire » et être « ensemble » en sont les principes.

Le commandant aime rappeler à ses agents l’importance d’être à l’écoute des citoyens, de leurs besoins et de leurs demandes, mais ce n’est pas tout : il souhaite que les agents le fassent rapidement.

« Il faut répondre [aux questions des citoyens] et donner une réponse tout de suite, dans les 24 à 48 h. Si la situation demande une vérification qui prend plus de temps, il faut quand même en informer le citoyen. Il ne faut pas donner l’impression qu’on n’a rien fait », assure M. Houle.

Enfin, « ensemble » traduit l’engagement que veut avoir le commandant dans la communauté et son utilisation des ressources d’autres organisations. « La police au sens traditionnel n’existe plus. Aujourd’hui, nous avons besoin de partenaires pour comprendre les problématiques en profondeur. Par exemple, dans un cas où il est question de santé mentale, nous ferons appel au CSSS », illustre-t-il.

La participation de partenaires a eu des conséquences concrètes sur le travail des policiers en 2012. « Dans le dossier de la descente de bateaux de la 36e Avenue, nous avons été présents avec les citoyens pour le nettoyage et pour leur permettre de reprendre possession de la descente. Notre engagement dans le projet nous permet d’être capables de reconnaître les problèmes et de déployer les efforts en prévention, en espérant ne pas avoir à faire de répression », ajoute M. Houle.

Une telle attitude ne pouvait pas mieux tomber que dans le secteur du 49. « La participation citoyenne est un thème très ancré dans l’Est. L’engagement est très fort et c’est agréable. En étant à l’écoute de nos partenaires et des citoyens, cela influence nos réponses afin qu’elles soient mieux adaptées », affirme le commandant.

Dans le même ordre d’idée, lors de la mise sur pied du Comité opérationnel en Santé mentale, l’utilisation de partenaires, notamment l’institut Pinel, a été d’une grande utilité. Ce comité vise à former certains constables, qui en formeront d’autres une fois de retour au poste, afin de mieux intervenir auprès des personnes ayant des troubles mentaux. « Pourquoi une infirmière [qui mesure] 5’3 » est capable de contrôler un individu alors que les policiers ont de la difficulté? C’est qu’elle a des connaissances. Nous voulons amener tous les policiers à être formés à l’interne afin de mieux répondre à ces situations », espère M. Houle.

Deux autres projets ont été mis en place au cours de l’année. Il s’agit du projet équinoxe, visant à faire de la prévention à chaque équinoxe (par exemple, la prévention hivernale se fait dès septembre) et le projet étudiant, visant à établir des contacts avec les jeunes. D’ailleurs les contacts ont été nombreux en 2012 : présence du véhicule simulant les capacités affaiblies, campagnes de sécurité routière, le projet intimidateur en encadrement, les unités sans violence, etc.

Le bilan de M. Houle ne s’arrête pas là; un comité de circulation a aussi été mis en place à Montréal-Est et un plan d’action a été établi pour contrer les incivilités commises près des bars du Vieux-Pointe-aux-Trembles.

Entre quatre murs

Entre les murs du PDQ 49 aussi l’organisation a été revue et corrigée. De simples détails, comme la réorganisation du poste d’accueil, ont fait toute une différence selon M. Houle, permettant entre autres aux agents d’être présents à la réception en permanence.

L’un des changements dont le commandant est le plus fier est l’aménagement du salon de repos et de diffusion de l’information policière et sociale. Comme son nom l’indique, cet espace à aire ouverte, muni de deux fauteuils, d’un téléviseur et d’un babillard, sert non seulement d’espace de repos, mais aussi de centre d’information.

Pendant qu’à l’écran défilent des avis de recherches, sur le babillard sont épinglées des fiches signalétiques de criminels de carrière du quartier, des portraits-robots et des événements d’importance qui sont survenus au cours de la semaine. Une carte indique les endroits où les récents crimes ont été commis afin d’identifier les endroits à surveiller. « Cela nous permet d’être proactifs sur le territoire et d’identifier des suspects potentiels », explique M. Houle.

En plus de cet espace, des bureaux du commandant, du lieutenant, du superviseur, ainsi que de la cafétéria, la salle d’entrevue et le poste d’accueil, un bureau de projet a été aménagé. Mais l’une des pièces les plus importantes du poste est celle où se trouvent les services spécialisés. On y trouve notamment le module d’enquête, les agents sociocommunautaires, le module d’action par projet, l’intervenant jeunesse, etc. « La raison pour laquelle on a regroupé ces neuf personnes dans le même habitacle est pour dynamiser les conversations. Cela permet de faire des liens », croit M. Houle.

Il n’y a pas que le poste qui a changé à l’interne, car un guide d’accueil pour les nouveaux policiers a été rédigé. La recrue y retrouvera un portrait des problèmes récurrents et l’historique du secteur. Il faut dire que plusieurs départs à la retraite sont à prévoir.

Appeler les policiers

Pour joindre les policiers, les citoyens peuvent composer le 911 pour les situations d’urgences ou le 514 280-2222 pour les situations moins urgentes. Toutefois le commandant Houle explique que les deux numéros sont reliés à la même centrale du 911 et qu’il n’y a pas vraiment de distinction entre les deux. Peu importe la situation, il conseille donc de communiquer avec le 911. Les citoyens peuvent également composer le 514 280-0149 s’ils veulent parler à un agent du PDQ 49.

En 2011, le 911 a réparti 427 596 appels sur le territoire montréalais, le temps de réponse était de 2 secondes et le temps de traitement était de 118 secondes. Une fois l’appel enregistré, ceux-ci sont répartis par code de priorité de 1 à 8. Les événements cotés 1 sont ceux dont l’intégrité physique d’une personne est en jeux; ceux-ci doivent être répondus en quatre minutes. Celles coté 2 doivent être répondu en huit minutes, elles regroupent les situations où l’intégrité physique a été atteinte, mais dont le suspect n’est plus sur les lieux. Pour celles cotées 3, les policiers ont 45 minutes pour s’y rendre.

Malgré la grandeur du territoire qu’ils couvrent, en 2012, les policiers du 49 ont toujours été à temps sur les lieux.

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