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Après 25 ans, Je Réussis a besoin d’argent

Le premier événement de la première campagne de financement de l’organisme Je Réussis, qui fête son 25e anniversaire, est un succès selon sa directrice, Nathalie Gagnon.

« Tout augmente, les frais et la demande, sauf les ressources. Le financement que nous recevons de Centraide n’a pas été bonifié depuis plus de six ans, même chose pour celui du ministère de l’Éducation, sans compter que les sommes du Fonds de lutte à la pauvreté ne sont pas garanties », explique la directrice.

Le cocktail-bénéfice a permis d’amasser 13 085 $, sur les 32 500 $ déjà récoltés. L’organisme, qui a déjà dû procéder à de légères baisses de service, prévoit amasser 100 000 $.

« Pour maintenir notre service, nous avons besoin de 60 000 $. Présentement, nous avons 150 à 200 jeunes sur notre liste d’attente pour l’aide de groupe et une vingtaine de familles pour le suivi familial », raconte Mme Gagnon. L’année précédente, 613 élèves et 180 familles avaient bénéficié de l’aide de Je Réussis.

« Nous offrons des interventions psychosociales pour aider les jeunes en difficulté à s’aider eux-mêmes », résume Mme Gagnon. L’organisme n’offre pas uniquement de l’aide aux devoirs, mais des trucs pour les jeunes et les parents afin de favoriser la réussite.

Le 14 février prochain, l’organisme tiendra le déjeuner de la persévérance scolaire. Une bonne occasion pour s’informer et pour faire un don à Je Réussis.

La scolarité dans l’Est

Rappelons que les taux de réussite scolaire sont moins élevés dans l’Est que sur l’ensemble de Montréal. En 2001, alors que le pourcentage de personnes âgées de 20 ans et plus, qui n’avait pas de diplôme secondaire, était de 26,3 % sur l’île de Montréal, à Montréal-Est ce taux s’élevait à 39,7 % et à 32,4 % pour Pointe-aux-Trembles, selon les données de Statistique Canada tirées du Portrait du décrochage scolaire à Montréal de la Table des partenaires pour la persévérance scolaire à Montréal.

Les retards scolaires sont aussi marquants. De 2001 à 2005, toujours selon le Portrait du décrochage scolaire à Montréal, à Montréal-Est 50 % des jeunes de première secondaire avaient un retard d’au moins un an, par rapport à 36,5 % sur l’ensemble de l’île de Montréal et 23,4 % à l’extérieur de l’île.

 

 

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