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Des homards pour les petits déjeuners

Bousquet-Richard Simon - TC Media

Le sacrifice de près de 2000 homards pour nourrir les 700 convives du traditionnel souper de homards a permis d’amasser 45 000 $ pour les petits déjeuners de Pointe-aux-Trembles–Montréal-Est. Cet événement, qui en est à sa 6e année, ne cesse de gagner en popularité.

Malgré cela, les profits ont diminué puisque l’année précédente, l’événement avait permis d’amasser 50 000 $ avec une participation de 600 personnes à un coût des billets égale, soit 100 $ le couvert. « Les coûts augmentent partout. Je le vois très bien quand je fais les achats pour le dépannage alimentaire », explique Pierrette Joly, directrice de l’organisme Action secours, vie d’espoir qui s’occupe de la distribution des déjeuners.

Les petits déjeuners permettent de remplir le ventre de 175 élèves du secteur, trois matins par semaine. Ils sont offerts à l’école Saint-Octave, Saint-Marcel, François-Labernade et Montmartre. Mais l’organisme aimerait étendre le projet à d’autres écoles.

Selon Mme Joly, le plus difficile est de recruter des bénévoles puisque ce travail nécessite de se lever de bonne heure pour préparer les aliments avant l’arrivée des enfants.

Le souper homards

En plus d’être plus rentable qu’un tournoi de golf, le souper de homards est aussi plus populaire. « Ce qui est bien avec le souper de homards, c’est qu’alors que d’autres activités de financement comme les tournois de golf durent toute une journée, celui-ci ne prend qu’une soirée », précise un des participants, François Claveau de la Corporation Mainbourg.

D’ailleurs, cette popularité a forcé les organisateurs à innover en faisant la distribution des homards à l’extérieur, sous un chapiteau. Cela n’a pas ralenti le service qui s’est fait en 35 minutes, selon M. Ouellette.

Il n’y a pas que les homards qui attirent les gens de la communauté, l’organisateur aussi. « Gilles Ouellette est très apprécié dans la communauté alors quand il nous appelle, on lui dit oui », ajoute M. Claveau.

Ce qui a motivé M. Ouellette et un groupe de cinq hommes d’affaires de l’Est à créer le souper en 2006 est que « les gens de l’Est en donnent plus à Centreaide qu’ils n’en reçoivent », croit-il.

« Le club des petits déjeuners de Pointe-aux-Trembles–Montréal-Est avait fait une demande qui avait été refusée puisque notre secteur est considéré comme un secteur a l’aise, mais je peux vous dire qu’il y a de la pauvreté aussi. Alors, j’ai dit à Mme Joly que j’allais l’aider », se souvient M.Ouellette.

Maintenant à sa retraite, M. Ouellette prévient qu’il s’occupera du souper de homards tant que la santé le lui permettra. L’homme aimerait voir le regroupement « se structurer en fondation ». D’ailleurs, leur action tend à s’élargir avec l’organisation d’un buffet, en novembre prochain, au profit d’une autre cause.

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