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Des refuges pour animaux redoutent la hausse des abandons

un comportementaliste avec des animaux abandonnés
Robert Norman Lemieux est comportementaliste en psychologie canine spécialisé en réhabilitation de teckels. Photo: Yohann Goyat, L'informateur

Des refuges pour animaux s’inquiètent de la hausse inévitable des abandons de chiens et de chats en raison de l’augmentation importante des adoptions depuis le début de la pandémie.

Les adoptions abusives et les conséquences désastreuses sur la santé psychologique des animaux préoccupent Robert Norman Lemieux, vice-président de Tiny Paws Dog Rescue Canada, un centre de réhabilitation pour chiens de moins de 10 kilos situé dans le quartier de Rivière-des-Prairies.

«Un chien c’est comme un enfant de 3 ans. Il demande de l’attention, du temps, de la patience et surtout de la socialisation», s’exclame le comportementaliste canin.

Il estime que 90% des chiens qu’il accueille depuis le début de la pandémie ont des problèmes de comportement. Avant la crise sanitaire, c’était plutôt 15%.

«On parle d’anxiété, de stress et de peur, car le chien n’a jamais socialisé», déplore-t-il.

Conséquences psychologiques

Ces symptômes sont entièrement liés à la pandémie et au télétravail, selon le porte-parole de l’Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ), Dr Michel Pépin.

Même si l’intention n’était pas mauvaise, il reste que «près de 30% des nouveaux propriétaires n’avaient jamais eux d’animal domestique avant», constate-t-il.

Une grande majorité des nouveaux propriétaires d’animaux ont remarqué «une crainte de l’étranger et de rester seul» chez leur animal de compagnie, selon un récent sondage de l’AMVQ.

Craindre le pire

Les refuges pour animaux sont débordés. «Nous refusons près de 25 chiens par semaine», déplore Kim Desautels qui craint le pire pour la suite. La co-fondatrice du refuge Rescue All Dogs (RAD) remarque que les gens n’ont pas le temps de s’occuper de leur animal, et ce, malgré le télétravail. «Certains des animaux ont même été maltraités, battus et négligés durant la pandémie.»

Au mois d’août 2020, lors du premier déconfinement, M. Lemieux observait déjà une hausse des abandons. «Nous avions récupéré plus d’une vingtaine de chiens en moins d’un mois», dit-il.

De son côté Kim Desautels a dû tripler le nombre de familles d’accueil pour Rescue All Dogs.

200 000

C’est le nombre de chiens et chats adoptés en plus depuis le début de la pandémie, selon l’Association des médecins vétérinaires du Québec.

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