Rosemont
16:47 30 juin 2020 | mise à jour le: 30 juin 2020 à 18:29

Une oasis pour les pollinisateurs au parc du Père-Marquette

Une oasis pour les pollinisateurs au parc du Père-Marquette
Photo: Kevin Marquis / CourtoisieLes équipes de Miel Montréal au travail au parc du Père-Marquette

Initié par le youtubeur Kevin Marquis, un projet d’oasis pour les pollinisateurs a été aménagé au parc du Père-Marquette vendredi dernier. Son but: offrir une source de nourriture aux abeilles et autres insectes gourmands de pollen.

Il y a quelques mois, Kevin Marquis a décidé de transformer son engagement pour l’environnement en un projet concret. Sensible à la cause des abeilles, il s’est alors tourné alors vers la coopérative Miel Montréal.

«Le youtubeur américain Mr Beast a fait planter 20 millions d’arbres. Évidemment, je n’ai pas la même audience, mais ça m’a inspiré à agir à mon échelle. J’avais à cœur de réaliser quelque chose de concret avec une dimension éducative», raconte M. Marquis qui réside dans Rosemont-La Petite-Patrie.

Un peu retardé par la crise sanitaire, l’aménagement de l’oasis pour les pollinisateurs a eu lieu vendredi au parc du Père-Marquette. En partenariat avec l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, Miel Montréal et M. Marquis ont pu planter des fleurs sur un espace de 100 m2, à côté du jardin collectif.

«Pour l’aménagement et l’entretien, 10 m2 coûtent 70$, donc pour ce terrain, on avait besoin de 7 000$. On a donc lancé une campagne de sociofinancement que j’ai pu partager sur mes réseaux sociaux», explique le youtubeur.

Nourrir les abeilles

Alors que M. Marquis pensait initialement installer une ruche urbaine, Miel Montréal l’a encouragé à opter plutôt pour l’aménagement d’un jardin pour les pollinisateurs. En effet, selon la coopérative apicole, les abeilles qui permettent aux végétaux de se reproduire sont de plus en plus nombreuses en ville.

C’est une bonne chose pour la pollinisation, mais les abeilles, bourdons et autres papillons n’ont pas forcément assez de nourriture à se partager.

«Les abeilles de ruche font concurrence aux abeilles sauvages québécoises qui ne peuvent pas se déplacer aussi loin pour trouver leur nourriture. C’est pour ça qu’il est très important que créer des milieux de vie adaptés où elles puissent se nourrir», précise Elsa Angers, coordinatrice éducation à Miel Montréal.

Avec ses plantes indigènes du Québec, l’oasis répond à ce besoin à petite échelle. Les fleurs mellifères vivaces qui composent le parterre sont riches en nectar et en pollen dont se nourrissent les abeilles et les autres pollinisateurs.

Une fois qu’elle sera bien implantée, l’oasis pourra servir à faire de la sensibilisation, notamment auprès des enfants. Miel Montréal souhaite également impliquer les résidents du quartier dans l’entretien des plantes mellifères.

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