Hochelaga-Maisonneuve
17:33 28 septembre 2020 | mise à jour le: 28 septembre 2020 à 17:33 temps de lecture: 2 minutes

Hôpital Maisonneuve-Rosemont: les urgences débordent encore

Hôpital Maisonneuve-Rosemont: les urgences débordent encore
Photo: Josie Desmarais/MétroLe service d’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Pour la deuxième fois en un peu plus d’un mois, les autorités demandent à la population d’éviter autant que possible de se rendre aux urgences de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR).

Alors que Montréal s’apprête à passer en zone rouge, le service d’urgence de l’HMR connaît un taux d’occupation qui dépasse sa capacité habituelle. Il était ainsi de 146 % la semaine dernière.

Face à cet «achalandage inhabituellement élevé», le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal demande aux patients de se tourner vers leur médecin de famille ou vers les cliniques médicales pour tout problème de santé non-urgent.

«Il existe des solutions de rechange pour consulter un professionnel de la santé rapidement», note ainsi le CIUSSS, rappelant également la possibilité d’appeler la ligne Info-Santé au 811.

Espérant sensibiliser les résidents l’est de Montréal, le CIUSSS souligne aussi qu’il y a confusion en ce qui concerne le rôle de l’HMR dans le cadre de la pandémie. L’hôpital accueille des patients atteints de la COVID-19, mais elle n’est pas destinée à réaliser des tests de dépistage.

«Nous demandons à la population de l’Est de Montréal de se rendre à la Clinique Chauveau ou dans une clinique mobile et non à l’hôpital pour passer un test de dépistage de la COVID-19», précise l’organisme.

Les urgences sous tensions

Appelé à réagir, Denis Cloutier, président du Syndicat des professionnelles en soins de l’est de l’Île, tient à rappeler que la saturation des urgences est aussi liée à un manque important de personnel l’HMR.

«L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont dessert un immense territoire. Il est souvent très, très sollicité et les infirmières sont forcées à faire des heures supplémentaires obligatoires, ce qui les pousse à démissionner», explique-t-il.

Selon lui, la saturation de ce service d’urgence pourrait aussi avoir des conséquences sur les autres centres hospitaliers, notamment l’hôpital Santa Cabrini, dont les urgences sont plus petites.

«Les urgences débordent alors que la grippe saisonnière n’est même pas encore là et le personnel est fatigué. De plus, l’HMR est toujours désigné comme centre COVID-19. On s’expose à des risques de bris de service», déplore-t-il.

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