Rosemont

Zoé Simard-St-Pierre, sur les chapeaux de roue

Zoé Simard St Pierre
Zoé avec son BMX au parc des Carrières Photo: Émile Bérubé-Lupien, Métro

Si à première vue, Zoé Simard-St-Pierre, dix ans et résidente du quartier Rosemont, semble être une jeune fille normale, il ne faut toutefois pas se fier aux apparences.

Depuis qu’elle a commencé le BMX de course il y a quatre ans, Zoé a grimpé les échelons de la discipline au point de se hisser à la deuxième position du classement québécois dans la catégorie 11-12 ans.  Et elle ne compte pas s’arrêter là.

Élevée au sein d’une famille de sportifs, Zoé avait l’embarras du choix lorsqu’est venu le temps de choisir un sport à pratiquer. Elle a essayé la danse, le ski, la ringuette, le baseball et la natation, avant d’être séduite par le BMX, après avoir croisé quelques-uns de ses amis qui habitaient près d’une piste. Elle n’a toutefois pas connu le succès escompté dès le départ, selon sa mère.

«Ça a commencé très récréatif, mais elle a très vite progressé. Au début, elle terminait même dernière, loin des autres, mais après, elle a décidé qu’elle aimait le sport et qu’elle voulait s’améliorer», se souvient Stéphanie Simard. Elle se pratique aujourd’hui pendant trois heures chaque semaine, en compagnie de son entraîneur Matheus Lott, en plus d’effectuer des exercices à la maison afin de se maintenir en forme.

Si sa fille semble avoir un horaire chargé étant donné qu’elle partage son temps entre l’école et le BMX, Mme Simard soutient qu’elle n’a pas besoin de l’inciter à s’entraîner: «Parfois, elle est un peu fatiguée, mais elle a tellement de plaisir sur son vélo qu’elle embarque toujours rapidement.»

Des objectifs bien précis

Bien que le dernier championnat canadien de BMX, qui s’est déroulé en août dernier à Calgary et où elle a obtenu  la quatrième position de sa catégorie, ne soit pas bien loin, Zoé a déjà les yeux rivés sur le Championnat du monde, qui se déroulera à Nantes en 2022. La compétition rassemblera plus de 3000 participants provenant de plus de 40 pays qui seront répartis dans différentes catégories.  Si l’enjeu paraît gros, Zoé ne semble toutefois pas décontenancée. «Je suis confiante de bien finir, comme à Calgary. Je suis sûre que ça va bien se passer», lance-t-elle.

Elle avoue d’ailleurs rarement être stressée avant une compétition et plutôt ressentir de l’excitation et de la fébrilité. La préparation de la jeune fille avant ses courses pourrait contribuer à calmer sa nervosité. «Je vais toujours regarder les pistes pour voir à quoi elles ressemblent pour pouvoir me visualiser en train de faire la piste», explique-t-elle.

Quand on lui demande quels sont ses objectifs à long terme, la jeune athlète n’hésite pas bien longtemps: «Un de mes rêves, c’est d’aller aux Jeux olympiques, je travaille fort pour pouvoir y aller!»

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