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Jacques Goulet: donner de l’impact

Alain Gignac, Jacques Goulet, Daniel Lamarre, Mélanie La Couture et Pierre Anctil Photo: Gracieuseté, ICM

La 22e édition du Grand Bal des Vins-Cœurs, organisé par la Fondation de l’Institut de cardiologie de Montréal (FICM) pour la santé cardiovasculaire, s’est tenue le 8 septembre dernier. Parmi les 500 personnes issues de la communauté d’affaires présentes lors de cette soirée-bénéfice mondaine, le président de la Sun Life Canada, Jacques Goulet, était l’invité d’honneur. Un hommage lui a été rendu afin de saluer sa générosité et son soutien pour diverses causes reliées à la santé. Métro a profité de l’occasion pour en apprendre plus sur ce «philanthrope d’exception», tel que le décrit par la FICM.

Comment recevez-vous l’hommage qui vous a été rendu?

Avec beaucoup d’humilité. On aurait pu choisir beaucoup de monde à ma place, donc je suis très reconnaissant.

Comment vous décririez-vous?

Je suis une personne d’action, avec beaucoup d’humilité. J’aime voir un impact. La Sun Life existe pour une seule chose: aider nos clients à atteindre une sécurité financière durable et un mode de vie sain. C’est quelque chose qui me passionne beaucoup.

Pourquoi donnez-vous?

[La Sun Life] veut avoir un impact. On veut que nos clients vivent longtemps et en santé. Ce qui me motive, c’est notre raison d’être.

Évidemment, les gens vont dire qu’on est là pour faire des profits et redonner des dividendes à nos actionnaires. Je peux vous dire que les 40 000 personnes à l’emploi de Sun Life à travers le monde ne se lèvent pas le matin pour aller au travail en se disant: «J’ai hâte d’augmenter les profits de 10% l’année prochaine.» Ce n’est pas ce qui motive les gens. Ce qui motive les gens, c’est d’avoir un impact sur une famille, sur une personne.

Quand vous donnez, à qui pensez-vous?

[À la Sun Life], on essaie d’aider nos collectivités le plus possible. Quand on construit des partenariats, on met des fonds où on sait qu’il y aura des impacts. On aime aussi mettre des fonds dans les aspects touchant la prévention. Il vaut toujours mieux prévenir que guérir.

À vos yeux, que représente l’Institut de cardiologie de Montréal?

Quand je pense à l’Institut de cardiologie de Montréal, le mot qui me vient en tête, c’est «excellence». Ce n’est pas l’excellence québécoise, c’est l’excellence mondiale. Ce sont des leaders au niveau mondial. L’Institut joue un rôle clé pour combattre ce fléau des maladies du cœur et c’est quelque chose dont on doit être très fier chez nous, au Québec.

Vous êtes membre du cabinet de la campagne Building Better Tomorrows du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH), qui vise la création du plus grand centre de recherche en santé mentale au monde. Pourquoi la santé mentale vous interpelle-t-elle particulièrement?

Vous savez, la pandémie n’a pas été facile. La santé mentale, c’est quelque chose qui a été très sérieux avant la pandémie et ça l’est encore plus après la pandémie.

La Sun Life est une entreprise canadienne qui gère un grand nombre de cas d’invalidité de longue durée. Si vous prenez tous les cas d’invalidité de longue durée et que vous en déterminez les causes, les problèmes de santé mentale sont la cause numéro un et le cancer est la cause numéro deux.

La santé mentale touche tout le monde et joue un rôle important pour les familles, les individus, les collectivités, le bien-être des entreprises, de la province, du pays.

C’est aussi un enjeu qui touche à la pénurie de main-d’œuvre. Si on a une main-d’œuvre qui est en bonne santé mentale, qui est au travail, qui est productive et engagée, il y a toutes sortes d’effets bénéfiques sur la société d’un point de vue social, mais aussi d’un point de vue économique.

Comment construire un meilleur avenir pour les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale?

Il faut s’investir avec elles, il faut développer les bons programmes de santé mentale. Il faut avoir accès aux bonnes ressources, aux bons moments et avec rapidité.

Je me suis beaucoup investi auprès des dirigeants de grandes entreprises au Canada en leur disant que ça commence par nous. Si nous, on donne le ton, on fait en sorte qu’il n’y a pas de tabou lié au fait de parler santé mentale et que c’est correct de dire qu’on n’est pas bien.

Quelle est la façon de donner qui permettrait de bâtir ce monde de demain?

Il faut être à l’écoute. Souvent, les gens ont besoin de se sentir écoutés, de sentir qu’il y a quelqu’un. L’accompagnement, ce n’est pas nécessairement d’essayer de régler leurs problèmes, mais juste de les écouter.

Aujourd’hui, dans la société, je remarque que les gens ont la mèche un peu courte. Ils s’impatientent facilement. Les êtres humains sont tous égaux et on doit tous prendre soin l’un de l’autre en étant plus tolérants, en étant plus à l’écoute.

Vous êtes l’un des instigateurs de la Clinique de prévention du diabète Sun Life de l’Institut de cardiologie de Montréal. Qu’est-ce qui motive votre implication dans la prévention du diabète?

Le diabète est une maladie qui touche malheureusement beaucoup de gens au niveau mondial, soit une personne sur trois. Plusieurs complications [liées au diabète] peuvent mener à des problèmes cardiovasculaires. Le diabète est une cause que Sun Life soutient mondialement depuis des années et on s’est dit qu’il serait bien de faire quelque chose ici à Montréal. L’entreprise Sun Life a été fondée à Montréal il y a 157 ans.

La philosophie de l’Institut repose sur l’idée que changer son mode de vie peut aider à vaincre le diabète et on est tout à fait en accord avec eux là-dessus. Grâce à nos discussions à travers les années, on a rapidement conclu qu’on devait travailler ensemble. On a créé conjointement la Clinique de prévention du diabète Sun Life et c’est un succès retentissant.

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