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Place Shamrock : les piétons descendent dans la rue

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
On en parle depuis des années : la piétonnisation (partielle) de l’avenue Shamrock. Ce projet verra finalement le jour, ce printemps.

Dès juin, le tronçon de 150 mètres liant le boulevard Saint-Laurent au marché Jean-Talon accueillera des parklets – des constructions de type-terrasse faisant office de microparcs avec des banquettes et de la végétation – sur sa portion sud, entre l’avenue Casgrain et la rue Saint-Dominique. On en retrouvera également du côté est de l’avenue Casgrain. Au total, 13 parklets seront aménagés.

« On veut que l’espace devienne dynamique. Il va y avoir des bancs, des balancines – ces balançoires en bois qui se déplacent latéralement sur des roulettes –, des entrées électriques pour que les gens puissent y organiser des spectacles, des banderoles, de l’animation, etc. Bref, tout pour que les citoyens puissent s’approprier cet espace. Pour ce faire, on va retirer de manière permanente une voie complète sur Shamrock, qui deviendra semi-piétonne », explique le maire de Rosemont – La Petite-Patrie, François W. Croteau, soulignant qu’il s’agit d’une première à Montréal.

Pour permettre le déploiement de ces aménagements, les places de stationnement en bordure de la rue seront retirées.

« On parle de quelques espaces seulement, situés en zone de vignette. Ça n’aura pas réellement d’impact. On a fait toute une analyse sur le secteur, tout est correct. Il n’y aura pas de répercussions néfastes pour les résidents et les commerçants », assure-t-il.

Un projet signature

Cette réorganisation de l’avenue Shamrock fait écho à la création d’une place publique au marché Jean-Talon. Ensemble, ces deux projets formeront un tout cohérent, estime M. Croteau.

« La première étape est de faire vivre cet espace. On veut que les gens se l’approprient. Par la suite, au fur et à mesure des activités, on va pouvoir modifier l’aménagement. Nous, on va attirer le monde sur place en créant des événements, et on va aménager l’endroit en fonction de ce qui s’y passe. »

S’il souhaite faire de ce projet un aménagement signature pour La Petite-Patrie, et plus particulièrement la Petite-Italie, le maire soutient que l’identité du projet reste encore à déterminer. Ce travail se fera par la population, insiste-t-il.

« L’objectif ultime, c’est que les résidents donnent vie et confèrent une identité à ce projet, au lieu que ce soit l’acteur étatique qui l’impose. C’est au travers des activités organisées qu’on va donner une couleur à cet endroit. C’est une nouvelle façon de procéder. »

Un projet « made in Rosemont »

La conception de la Place Shamrock, comme on l’appelle, a entièrement été réalisée par les équipes et les partenaires de l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie.

« Au lieu de donner le contrat à une compagnie privée, on a décidé de valoriser l’expertise à l’interne. On avait fait un concours de design, il y a quelques années, et la proposition des plans nous aurait coûté de 3 à 4 M$. Là, on s’en sort à moins de 200 000 $ et le projet est mieux! », se targue le maire.

Lors de la séance du 8 avril, une dépense de 182 767 $ a été approuvée. La compagnie Atelier l’Abri inc. se chargera de la fabrication des parklets.

Une séance d’information, où les plans seront dévoilés, est prévue le 15 mai, de 17 h à 20 h, au 7070, rue Henri-Julien, 2e étage.

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