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Rosemont, un quartier horrifique

À l’occasion de la sortie de son nouveau livre d’horreur pour jeunes adolescents, Terrificorama, publié aux éditions Zone Frousse, l’auteur rosemontois, Jonathan Reynolds, parle du mystère que lui inspire l’arrondissement.

:« J’habite sur la rue Jeanne-D’Arc depuis cinq ans. Rosemont est un quartier très inspirant, même mystérieux. Cela vient en partie de ses arbres qui sont à même les trottoirs. À l’automne, toutes les feuilles mortes les recouvrent. J’y prends beaucoup de marches à des heures où il n’y a pas un chat, entre 6 h et 8 h du matin, cela donne un élément horrifique. Je vais sur les rues Dandurand et Masson. Peu importe les lieux, j’aime les imaginer déserts », souligne M. Reynolds.

Dans Terrificorama, l’auteur évoque la bibliothèque de Rosemont et l’école primaire qui est à côté.

« C’est là que le groupe de jeunes apprentis journalistes va se rendre pour l’édition de leur prochain numéro. J’imagine l’école barricadée, avec des planches », dit-il.

Une jeune lectrice

L’héroïne, comme beaucoup des personnages de l’auteur, est inspirée d’une jeune lectrice rencontrée dans un salon du livre. « J’adore imaginer mes lecteurs comme mes personnages », reconnaît-il.

Terrificorama raconte l’histoire d’Amélie qui veut se joindre à Christophe-le-Geek, Zoé-la-Zombie et Georges-la-Bedaine, car elle a découvert qu’ils mènent un projet méconnu : une revue amateur contenant des textes et des photos sur les lieux supposément hantés de leur ville.

« J’écris des histoires qui ne se suivent pas, c’est plus épeurant pour le lecteur, car dans une série, on sait que le héros va survivre jusqu’au prochain tome. Dans mes livres, on ne sait pas si les personnes s’en sortent. Le but est de lui donner une bonne frousse », déclare M. Reynolds.

Sa passion pour écrire des romans d’horreur ou à suspense lui vient de son enfance. Dernier d’une fratrie de trois, Jonathan était trop petit pour regarder des films d’horreur à la télévision. « J’écoutais littéralement le film derrière la porte et je m’imaginais ce qu’il se passait », raconte-t-il.

L’auteur sera présent au Salon du livre de Montréal, du 19 au 24 novembre, en matinée, pour des séances de signature.

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