Souvenir de Noël des élus de Rosemont – La Petite-Patrie
Alexandre Boulerice, député fédéral de Rosemont
« Il y a plusieurs choses que je pourrais évoquer comme souvenir du temps des Fêtes. Cependant, comme plusieurs enfants, je prenais un malin plaisir à décorer le sapin avec mon frère Nicolas. Nous avions chacun nos personnages préférés. Je ne sais trop pourquoi, c’était toujours un moment excitant et magique.
« Mais la vraie fête se déroulait le 31 décembre dans le sous-sol de la maison de mes grands-parents, Alice et Urgel. Tous les ans, une soixantaine de Boulerice et de Blais se rassemblaient pour célébrer la nouvelle année. En plus du magnifique repas collectif, chaque famille préparait une petite performance, un petit spectacle. Blagues, danses, chansons ou sketches étaient au rendez-vous dans l’hilarité et la rigolade générale. Ce furent de bien agréables moments qui ont façonné mon enfance. »
Jean-François Lisée, député de Rosemont, ministre de la Métropole
« Mon plus beau Noël fut aussi le plus fébrile. Mon enfant d’un mois avait attrapé une vilaine bronchite. À l’hôpital, la soudaine intensité avec laquelle médecins et infirmières se sont occupés de lui m’a fait comprendre que le péril était grand. Il s’est accroché; moi lui tenant la main, sa mère chantant pour le calmer.
« Je les ai laissés pour m’occuper de mon autre enfant, de trois ans, et préparer pour elle, en pleine nuit, les cadeaux et les traces du passage du Père Noël.
Au matin, notre bébé était heureusement tiré d’affaire. Mon plus beau cadeau, à vie: la vie elle-même. »
Françoise David, députée de Gouin
« J’étais petite fille, j’avais peut-être 8 ans. Je participais à la chorale de mon école et nous avions préparé un concert de Noël à la chapelle. Ma mère était hospitalisée et ne pouvait assister au concert.
«J’étais triste, car je chantais « Sainte Nuit » en solo et j’aurais bien voulu que ma maman l’entende. Soudain, surprise; un grand monsieur tout en longueur s’avance dans l’allée centrale de la chapelle: c’est mon père. Oui, mon père très occupé à son travail, qui avait décidé de venir entendre sa fille. Je me souviens de la religieuse qui dirigeait la chorale. Elle m’a dit en souriant: vas-y maintenant, chante! Cette fois-là, j’ai chanté avec cœur, plus que jamais. C’est mon plus beau souvenir de Noël. Il en faut si peu pour faire plaisir à un enfant, n’est-ce pas? Un peu de temps et d’amour, c’est tout! »
François W. Croteau, maire de Rosemont – La Petite-Patrie
« J’ai en tête des moments chez mes grands-parents maternels. Toutes les années, au réveillon, la famille Lavigne se réunissait dans cette vieille maison typique de Saint-Vincent-de-Paul à Laval. Petite maison bicentenaire de deux étages, recouverte de crépis blancs et d’une toiture de tôle argentée. La vieille fournaise était toujours dans la cuisine. Tous les membres de la famille arrivaient dans l’après-midi et commençaient à festoyer entassés sur des chaises dans la cuisine et le salon. Mon grand-père, qu’on appelait pépère, avait le contrôle de la télécommande tant qu’il n’allait pas se mettre à table. Ma grand-mère, qu’on appelait plutôt grand-maman, menait la cuisine. À son image, la chaleur, l’amour et la joie y régnaient.
« Pour la tablée, le repas était divisé en deux services : le premier pour les enfants, le second pour les adultes. Pépère s’assoyait seul à la table des adultes pendant le service des enfants. Malgré notre hâte d’avoir terminé le repas pour aller jouer, pépère terminait toujours avant nous. Ensuite les adultes allaient s’asseoir pour de longues heures à discuter, manger et boire un « délicieux » Baby Duck ou une Labatt 50.
Pendant que les rires augmentaient en décibels dans la cuisine, que certains tentaient de s’aventurer à écouter la télé avec pépère, nous, les cousins et cousines, allions jouer entre le deuxième étage et la cuisine en attendant de pouvoir déballer nos cadeaux.Mon cousin Mathieu et moi étions inséparables. Mes plus beaux souvenirs de Noël sont indissociables de ces heures passées dans la maison de mes grands-parents. Je me souviens encore des sons, des odeurs qui imprégnaient la cuisine et des rires contagieux de ma grand-maman. »