Au secours du Réseau Secours Animal
« Alors qu’on nous demandait de quitter pour cet été, nous avons maintenant jusqu’au 1er juillet 2013 pour déménager. On ne pourra pas rester ici, la hausse du loyer est trop grande », laisse entendre Isabelle Caron de l’organisme.
C’est une hausse de 33 % qu’encaisse Réseau Secours Animal cette année. « On ne peut pas payer plus que 2000$ par mois; nous sommes tous des bénévoles qui faisons cela par amour pour les chats. On n’a pas vraiment de revenu et, malgré nos demandes en ce sens, on attend toujours l’aide des élus. J’imagine qu’eux attendent de voir comment se développera le dossier de la fourrière municipal avant de prendre acte. On aimerait tout de même un retour à nos demandes. »
Mme Caron affirme que le déménagement des chats du refuge, de même que des diverses installations et équipements, ne pourra se faire sans l’aide de nombreux donateurs, bénévoles, « et espérons-le, d’aide municipale ou gouvernementale. »
Visite
Le Journal de Rosemont – La Petite-Patrie a visité le refuge en question il y a quelques mois. Sur place, des centaines de chats s’y trouvaient. Des dizaines de bénévoles œuvraient à leur bien-être, alors que l’euthanasie n’était pas une solution envisageable.
Encore aujourd’hui, les responsables du Réseau Secours Animal indiquent qu’il s’agit du plus grand refuge animal ne pratiquant pas l’euthanasie de Montréal. Malgré le nombre croissant de chats, cette option n’est pas valide pour les bénévoles de l’endroit.
« On des chats en provenance du quartier, oui, mais aussi de tous les arrondissements de Montréal, explique Mme Caron. On sait que certaines réglementations sont entrées en vigueur dernièrement dans Rosemont – La Petite-Patrie et sur Le Plateau – Mont-Royal, entre autres, concernant le nombre de chats et de chiens par logement, mais ça ne semble pas avoir eu un impact, encore, sur le terrain. On retrouve chaque jour des chats errants dans les ruelles et les rues de Montréal. On peut en ramasser une trentaine en une journée. On doit s’en occuper… »
L’organisme recherche un local de plus de 4000 pieds carrés dans une zone industrielle. « Ce que nous voyons actuellement est trop cher pour nos moyens. On continue donc les recherches », mentionne Mme Caron.
– Pour en savoir plus : www.reseausecoursanimal.org.