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Alain Stanké, éditeur de livres… de bois

Beauchemin Philippe - TC Media
Alain Stanké est éditeur. Même après avoir parcouru la nouvelle exposition « Romans des bois », présentée à la Maison de l’arbre du Jardin botanique et où l’on retrouve une trentaine de sculptures en bois conçues par celui-ci, impossible de lui faire dire qu’il est également un sculpteur.

« Un vrai sculpteur regarderait ce que j’ai fait et trouverait de nombreux défauts. Mais bon, on s’en fout! Moi, je le fais par passion pour le bois et les livres », affirme-t-il.

Depuis une vingtaine d’années, l’apprenti sculpte le bois, laissant une grande place à l’image du livre dans ses œuvres. Au total, il estime en avoir fait plus de 250 sous cette thématique. « Je n’ai jamais coupé un arbre pour faire mes sculptures. Je suis toujours à la recherche d’une souche d’un arbre mort. Il y a quelques années je me retournais pour regarder passer les filles. Maintenant, je me retourne quand je vois une belle souche d’arbre! Je pense que je vieillis », avoue-t-il en riant.

Chaque réalisation de cette exposition est accompagnée d’une courte citation, témoignant de la maîtrise à manier le bois de M. Stanké, mais également du sens de l’humour qui l’a toujours caractérisé.

« Quand je vois que ça fait sourire ceux qui regardent mes oeuvres, cela veut dire que je partage une passion commune avec les gens, alors que je n’y croyais pas au départ. Je n’ai jamais pensé, quand j’ai commencé à sculpter le bois, que ça pouvait devenir un jour une exposition. Je le faisais, et je le fais encore, par plaisir. Quand je suis dans l’atelier, j’oublie tout… même les repas. »

L’éditeur, qui pose un regard intéressant par cette exposition sur le lien étroit qui existe entre l’arbre et les bouquins, ne croit pas que l’on verra un jour la disparition de l’impression papier.

« Il est vrai que depuis quelques années les ventes des livres diminuent, mais les achats numériques sont en hausse. Pour ma part, j’aime le livre, l’objet. J’aime griffonner les pages, y prendre des notes. Mais je suis aussi capable de lire sur une tablette numérique. Au final, l’important, c’est de continuer à écrire et à lire; le support utilisé pour le faire n’est pas si capital. N’oublions pas qu’on a commencé à écrire sur du roc et du granite. »

L’exposition « Romans des bois » se poursuivra jusqu’au 4 novembre. Information : www.espacepourlavie.ca

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