Plus d’animalerie
À l’instar de Toronto et de Gatineau, Rosemont – La Petite-Patrie veut ainsi combattre une surpopulation de chiens et de chats sur son territoire. On y dénombre quelque 35 000 animaux abandonnés par année.
« On a une problématique sur les achats compulsifs sur notre territoire et on veut inciter les gens à adopter. Il y a deux animaleries qui vendent des animaux dans Rosemont – La Petite-Patrie. On veut s’assurer que ces deux endroits puissent continuer à faire commerce, tout en empêchant la prolifération de nouveaux commerces qui pourraient aggraver la situation déjà existante », souligne le maire de RPP, François W. Croteau.
Cette action de l’arrondissement entraînera, espère le maire, une augmentation des adoptions d’animaux présents dans les refuges, dont Réseau secours Animal, qui s’occupe des chats errants. Ce dernier est actuellement à relocaliser ses installations, devenues désuètes et trop petites (lire l’article à ce sujet).
« Il fallait agir, poursuit le maire. Le premier geste est la conscientisation des citoyens. Il faut diminuer le nombre d’animaux dans les refuges et on pense qu’un tel règlement aidera à l’adoption. »
Cette démarche s’inscrit dans une série de mesures entreprises par la Ville de Montréal et l’arrondissement pour la protection des animaux. Celles-ci prévoient, entre autres, d’inclure dans le cahier de charges des exigences plus contraignantes pour les soumissionnaires qui répondront au prochain appel d’offres pour les services de fourrière.
D’autres mesures visant à responsabiliser les propriétaires d’animaux domestiques sont aussi à venir. Rappelons qu’en 2009, l’arrondissement interdisant la possession de plus de trois chats ou de deux chiens par résidence.
Chaque année, on dénombre plus de 35 000 animaux abandonnés par les résidants.