Saint-Laurent

Demandes stables à l’Oasis de Saint-Laurent

Demandes stables à l’Oasis de Saint-Laurent
Photo: Nouvelles Saint-Laurent News - ArchivesEn 2018, l'Oasis de Saint-Laurent a répondu à 2 039 demandes contrairement à 3 250 en 2017.

Si l’ensemble des banques alimentaires du Québec est confronté à une hausse importante des demandes, le comptoir l’Oasis de Saint-Laurent vit plutôt une situation stable. Le nombre de familles bénéficiaires se maintient en moyenne à une cinquantaine par semaine.

En 2016 et 2017, l’organisme de dépannage alimentaire avait été touché par une forte augmentation notamment en raison de l’afflux de réfugiés syriens. «Depuis un an, ça s’est rétabli comme on avait autrefois», mentionne le président de l’Oasis, Pierre Vaillant.

Le 6 février, La Presse révélait que les demandes d’aide alimentaire ont bondi de 25% depuis un an dans la province, selon le dernier rapport des Banques alimentaires du Québec.

M. Vaillant précise que le comptoir de la rue de l’Église a resserré ses critères d’acceptation, ce qui a eu pour effet de réduire le nombre de bénéficiaires.

«Premièrement, on exige qu’ils soient absolument de Saint-Laurent. Avant, s’ils n’étaient pas loin de l’arrondissement, on pouvait les accepter. Deuxièmement, nous avons modifié la fréquentation de nos bénéficiaires aux deux semaines ou une fois par mois au lieu d’une fois par semaine», explique M. Vaillant.

Déficit

L’Oasis, qui fête cette année ses 29 ans, a pris ces décisions pour respecter sa capacité budgétaire. La hausse grandissante de bénéficiaires il y a deux ans a entraîné un déficit de 8 500$, qui a depuis été épongé.

«On ne veut alors pas rentrer dans de nouvelles situations semblables», évoque M. Vaillant.

L’organisme a pu sortir du rouge grâce au don de 5 000$ de la Caisse populaire Desjardins de Saint-Laurent et de subventions un peu plus importantes du gouvernement provincial et de l’arrondissement.

Cette année, l’Oasis sollicite l’aide financière des entreprises et commerces laurentiens. «La quête que nous faisons une fois par mois dans les églises catholiques diminue d’année en année, constate le président. Alors pour remplacer cette perte, nous devons aller ailleurs.»

Le comptoir de dépannage alimentaire préfère les dons en argent à la nourriture puisqu’il peut acheter les produits à moitié prix. «Ce qui veut donc dire qu’avec 1$, je fais 2$», indique M. Vaillant.

L’Oasis peut aussi compter sur le soutien de Moisson Montréal, notamment en approvisionnement de fruits et légumes.

Pour plus d’infos: 514 747-7621

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