Saint-Laurent

Vers des comités locaux en sécurité urbaine à Saint-Laurent

Le Centre des femmes de Saint-Laurent s'occupe de ce projet en sécurité urbaine.
Le Centre des femmes de Saint-Laurent s'occupe de ce projet en sécurité urbaine. Photo: Archives Métro - Laurent Lavoie

Un nouveau projet en sécurité urbaine nommé Mon quartier, mon choix débute au Centre des femmes de Saint-Laurent. À terme, son objectif est de former des comités citoyens dans trois quartiers afin d’améliorer le sentiment de sécurité des résidents.

Plusieurs activités auront lieu cet été afin d’introduire le projet et de recruter des membres pour former les comités. Ceux-ci se réuniront ensuite à 14 reprises entre septembre et mars pour discuter et agir sur les enjeux en sécurité urbaine des quartiers Hodge-Place Benoît, Chameran et potentiellement celui de Norgate.

Étant porteur du programme montréalais de soutien à l’action citoyenne en sécurité urbaine pour le territoire de Saint-Laurent depuis 2005, c’est le Centre des femmes qui mène ce projet qui se veut inclusif et ouvert également aux hommes et aux personnes non binaires.

«Même si la programmation du Centre s’adresse aux femmes, nous avons un historique de travail auprès de toute la population, explique l’organisatrice communautaire responsable du projet, Claudia Santibanez. On veut créer des comités avec les citoyens pour prévenir toutes sortes de violences autant dans la sphère publique que privée.»

«En ce moment, on vise à prévenir l’émergence de la délinquance dans les quartiers, mais peut-être qu’à long terme, avec ce projet, on va la diminuer, et même l’éliminer.»

Claudia Santibanez

Événements à venir

Afin de recruter des membres pour les comités et faire la promotion de la sécurité urbaine, une brigade thé glacé se promènera dans les parcs de façon spontanée afin de rencontrer les résidents et de leur parler de sécurité urbaine autour d’un breuvage rafraîchissant.

Une activité nommée Je cache ma pierre dans mon quartier verra également le jour. L’objectif est d’écrire sur des roches cachées dans l’arrondissement des messages bienveillants qui seront relayés dans les trois secteurs visés.

Inspiré du groupe Facebook aROCHEmoiunsourire, qui compte plus de 90 000 membres, l’activité vise à créer un sentiment d’appartenance au quartier tout en créant une communauté locale autour de la sécurité urbaine.

«Avec cette activité, on veut créer un mouvement qui ira au-delà du projet pour assurer sa pérennité, indique Mme Santibanez. On va aussi être en mesure de déceler des problématiques avec ce que les gens vont dessiner sur les roches.»

Une première activité de décoration de pierres dans le cadre de ce projet aura lieu le 11 juillet de 13h à 17h au parc Painter. D’autres séances auront lieu lors des fêtes de quartier au parc Poirier le 13 juillet et au parc Painter le 27 juillet ainsi que lors de la fête de Saint-Laurent le 6 août.

Évolution

C’est pour répondre à des problèmes grandissants relativement à la violence en tout genre que le projet voit le jour.

«On a remarqué sur des groupes Facebook citoyens de plus en plus de dénonciations anonymes de taxage chez les jeunes, et on est également conscient de toutes les problématiques, dont la violence conjugale, qui se sont accentuées avec la pandémie, continue l’organisatrice communautaire. Mais ce sont les membres des comités qui guideront les actions concrètes qui seront entreprises.»

Celles-ci pourront prendre la forme de formations, de conférences ou de campagnes de sensibilisation, par exemple. Le projet évoluera en fonction de la participation des résidents et des problématiques qui seront décelées lors des rencontres avec les résidents.

La méthode d’analyse selon les sexes et plus (ADS+), qui vise à tenir compte des besoins des groupes vulnérables, sous-représentés et pouvant faire l’objet d’exclusion, sera utilisée tout au long du projet, qui se déroulera au moins jusqu’en mars 2023.

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